Des hommes des forces spéciale de la police sont entrés vers midi (11H00 GMT) à bord d'un véhicule blindé dans la cité de la Castellane, dans les quartiers nord de Marseille, haut lieu du trafic de stupéfiants. REUTERS/Jean-Paul Pelissier
Des policiers ont été visés par des tirs de kalachnikov lundi dans une cité sensible de Marseille, deuxième ville de France, juste avant une visite du Premier ministre Manuel Valls qui a promis "encore plus de moyens" pour combattre la délinquance.
Dans le cadre des opérations de police qui ont suivi les tirs, sept kalachnikov et "plusieurs" kilos de drogue ont été retrouvées dans un appartement inoccupé du quartier de La Castellane, haut-lieu du trafic de stupéfiants, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.
Des hommes des forces spéciales de la police sont entrés à la mi-journée, à bord d'un véhicule blindé, dans cette cité sensible, où un homme de 25 ans a été tué d'une balle dans la tête le 15 janvier dans un règlement de comptes, selon un photographe de l'AFP.
Des riverains avaient signalé plus tôt "des tirs de kalachnikov en l'air" qui n'ont fait "aucune victime", selon une source proche de l'enquête, qui a précisé que les tirs ont été le fait de "cinq à dix individus".
"Nous avons été +rafalés+ à notre arrivée sur place", a précisé à l'AFP le directeur de la sécurité publique, Pierre-Marie Bourniquel, qui était dans une des trois voitures prises pour cible. Il n'y a pas de blessé et aucune interpellation n'a eu lieu.
Cette opération de police est intervenue juste avant une visite à Marseille de Manuel Valls sur le thème de la sécurité et de l'éducation. Ces tirs qui ont visé des policiers "sont inacceptables", a-t-il déclaré, soulignant que ces évènements était "une démonstration" qu'il fallait se garder de tout "triomphalisme" dans la lutte contre la délinquance, malgré des résultats "encourageants".
(Dossier : « De la petite délinquance à l'islam jihadiste en seulement trois mois »)
La ville portuaire du sud-est de la France est depuis des années le cadre d'une forte criminalité et de règlements de compte liés au trafic de drogue.
Dans une interview au quotidien La Provence, M. Valls s'était réjoui d'un "recul significatif de la délinquance" à Marseille, en citant une baisse des vols à main armée de 30% en deux ans, une diminution des violences physiques contre les personnes de 20%, et des saisies records de stupéfiants et d'armes.
A son arrivée, Manuel Valls s'est rendu au site mémorial du Camp de déportation des Milles où il a promis, devant de jeunes lycéens, de "tout faire" pour "casser les ghettos" en France. "Tout faire pour casser ces ghettos, ces murs, qui sont souvent dans les têtes, c'est une priorité (...) sinon tout va exploser, notamment dans ces quartiers populaires", a-t-il insisté.
Le Premier ministre avait évoqué fin janvier un "apartheid social, territorial et ethnique" en France, terme qui avait suscité la polémique, dans la foulée des attaques commises par trois jeune jihadistes français à Paris, qui ont fait 17 morts.
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Faut surtout pas dire que ce sont des Musulmans radicalises qui sont derriere tout ca!
18 h 28, le 09 février 2015