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Yémen : reprise mouvementée du dialogue entre milice chiite et partis politiques

Des discussions entre la milice chiite qui a pris le pouvoir à Sanaa et les autres formations politiques du Yémen ont repris lundi sous les auspices de l'ONU, mais l'un des partis participants s'en est rapidement retiré.

Les discussions ont été relancées par l'émissaire de l'ONU, Jamal Benomar, qui a annoncé dimanche soir que "toutes les parties" acceptaient de renouer le dialogue, suspendu jeudi faute d'un accord.
Ce dialogue devait reprendre samedi mais les miliciens chiites, dits Houthis, ont annoncé vendredi une "déclaration constitutionnelle", stipulant la dissolution du Parlement et l'installation de nouvelles instances dirigeantes. Cette décision a été dénoncée par les autres protagonistes de la crise.

"Le dialogue reprend là où il s'est achevé jeudi", a déclaré M. Benomar à la reprise du dialogue lundi dans un hôtel de la capitale, en présence de représentants de tous les principaux partis politiques yéménites. Mais peu après le début de la réunion à huis clos, le parti nassérien (panarabe) s'en est retiré pour protester contre les déclarations du représentant des Houthis, Mehdi al-Mouchat, selon qui "le dialogue se déroulera dans le cadre de la Déclaration constitutionnelle". "Nous ne reviendrons pas à la table du dialogue", a déclaré aux journalistes le chef du parti nassérien, Abdallah Nooman, indiquant que les Houthis ont menacé de "prendre des mesures" contre sa formation et contre le parti islamiste al-Islah (sunnite) pour "avoir demandé le retrait de la Déclaration constitutionnelle".

Le coup de force des Houthis a été vivement dénoncé par les partis politiques, y compris par la formation de l'ex-président Ali Abdallah Saleh, devenu un allié des Houthis, ainsi que par les monarchies du Golfe dont l'Arabie saoudite, par Washington et le Conseil de sécurité de l'ONU.

Des discussions entre la milice chiite qui a pris le pouvoir à Sanaa et les autres formations politiques du Yémen ont repris lundi sous les auspices de l'ONU, mais l'un des partis participants s'en est rapidement retiré.
Les discussions ont été relancées par l'émissaire de l'ONU, Jamal Benomar, qui a annoncé dimanche soir que "toutes les parties" acceptaient de renouer le dialogue, suspendu jeudi faute d'un accord.Ce dialogue devait reprendre samedi mais les miliciens chiites, dits Houthis, ont annoncé vendredi une "déclaration constitutionnelle", stipulant la dissolution du Parlement et l'installation de nouvelles instances dirigeantes. Cette décision a été dénoncée par les autres protagonistes de la crise.
"Le dialogue reprend là où il s'est achevé jeudi", a déclaré M. Benomar à la reprise du dialogue lundi dans...