Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Face à l'EI, les Emirats réclament l'armement de tribus sunnites d'Irak

Les Emirats arabes unis, qui ont suspendu fin décembre leurs frappes contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, reprochent à la coalition, outre le manque de moyens de sauvetage des pilotes, le non-armement de tribus sunnites en Irak, a rapporté vendredi un journal gouvernemental.
La suspension par les Emirats de leurs frappes aériennes, révélée cette semaine à Washington, est certes "liée à la nécessité d'assurer une protection adéquate à tous les pilotes participant aux frappes contre Daech (EI). Mais ce n'est pas toute l'histoire", écrit le quotidien Al-Ittihad, organe du gouvernement d'Abou Dhabi.
"Le plus important dans les réserves des Emirats (...), c'est leur mécontentement à l'égard de la coalition qui n'a pas tenu sa promesse de soutenir les sunnites (de la province irakienne) d'Al-Anbar, de les former et de les armer pour qu'ils participent à la guerre contre Daech", ajoute le journal.
Pour Al-Ittihad, "ni les frappes aériennes, ni la guerre médiatique ne sont suffisantes pour vaincre Daech", une position exprimée selon lui par les Emirats à la conférence de la coalition du 22 janvier à Londres.


Le journal prévient que les Emirats vont maintenir leurs réserves "jusqu'à ce que la coalition réorganise ses plans, assure les conditions de sécurité des pilotes et favorise les conditions de la victoire" sur l'EI.
Mercredi, un responsable américain a confirmé une information du New York Times selon laquelle les Emirats avaient suspendu leurs frappes contre l'EI en Syrie après la capture, le 24 décembre, du pilote jordanien Maaz al-Kassasbeh, exécuté depuis par ses ravisseurs qui l'ont brûlé vif. Les Emirats craignent que leurs pilotes ne connaissent le même sort, a-t-on expliqué à Washington.
Jeudi, un responsable militaire américain a annoncé que les Etats-Unis avaient positionné dans le nord de l'Irak des équipes spécialisées dans la recherche et le sauvetage de pilotes, qui étaient jusqu'à présent basées au Koweït. Il a cependant précisé que les appareils positionnés n'étaient pas forcément des Osprey, des appareils mi-hélicoptères mi-avions, contrairement à ce que réclame Abou Dhabi, selon le New York Times.
Le groupe sunnite extrémiste EI a conquis en 2014 de nombreux pans du territoire irakien, comme dans la province d'Al-Anbar, à la frontière avec la Syrie, ou dans le nord du pays.
Le soutien des puissantes tribus sunnites est vu comme essentiel pour défaire l'EI, et des combattants tribaux -désormais entraînés par Bagdad- ont joué un rôle clé pour empêcher le groupe de conquérir totalement Al-Anbar.
La coalition anti-EI emmenée par les Etats-Unis compte de nombreux pays arabes, comme l'Arabie saoudite et la Jordanie, qui mènent des frappes aériennes en Syrie depuis septembre.

Les Emirats arabes unis, qui ont suspendu fin décembre leurs frappes contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, reprochent à la coalition, outre le manque de moyens de sauvetage des pilotes, le non-armement de tribus sunnites en Irak, a rapporté vendredi un journal gouvernemental.La suspension par les Emirats de leurs frappes aériennes, révélée cette semaine à Washington, est certes "liée à la nécessité d'assurer une protection adéquate à tous les pilotes participant aux frappes contre Daech (EI). Mais ce n'est pas toute l'histoire", écrit le quotidien Al-Ittihad, organe du gouvernement d'Abou Dhabi."Le plus important dans les réserves des Emirats (...), c'est leur mécontentement à l'égard de la coalition qui n'a pas tenu sa promesse de soutenir les sunnites (de la province irakienne) d'Al-Anbar, de les former et...