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Moyen Orient et Monde - Egypte

Libération, puis expulsion imminente du journaliste canadien détenu au Caire

Le journaliste canadien d’al-Jazeera Mohammad Fahmy, détenu depuis 13 mois au Caire, est en passe d’être expulsé. Khaled Desouki/AFP

Le journaliste canadien d'al-Jazeera Mohammad Fahmy, détenu depuis 13 mois au Caire pour avoir « falsifié » des informations, a renoncé hier à sa nationalité égyptienne et était en passe d'être expulsé, deux jours après la libération de son confrère australien Peter Greste.
M. Fahmy, directeur du bureau d'al-Jazeera au Caire, avait été arrêté en décembre 2013 avec ses deux confrères. Ils sont tous trois accusés d'avoir travaillé « illégalement » en Égypte et « falsifié » des informations en couvrant la répression sanglante des manifestations des partisans du président islamiste Mohammad Morsi, destitué et arrêté par l'armée quelques mois plus tôt. « Il a signé les papiers il y a plus d'une semaine pour signifier qu'il renonçait à sa nationalité », a annoncé à l'AFP un membre de la famille de M. Fahmy, sous le couvert de l'anonymat. « Il abandonne sa nationalité égyptienne parce qu'il n'a pas le choix, sinon il reste en prison », a confirmé un autre proche, ajoutant : « Cela a été une décision très difficile pour lui, car il est fier d'être égyptien. » En effet, selon la loi égyptienne, les nationaux ou binationaux doivent être jugés en Égypte et y purger leurs peines d'emprisonnement éventuelles. Mais si M. Fahmy obtient satisfaction et devient uniquement canadien, il pourra se voir appliquer une loi promulguée en novembre, autorisant sur décret présidentiel l'expulsion des étrangers condamnés à la prison ou en instance de jugement. C'est en vertu de ce texte que M. Greste a été expulsé.
Lundi, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a confié à la chaîne canadienne CBC que la remise en liberté de M. Fahmy n'était plus qu'une question d'heures. Hier, un responsable du gouvernement égyptien a assuré que « la procédure légale pour son expulsion touche à son terme ».
Pour sa part, dans ses premiers commentaires sur Twitter depuis sa libération, M. Greste a indiqué hier qu'il allait rentrer sous peu en Australie, après une escale à Chypre, appelant à « ne pas oublier ceux qui sont en prison ». Mais si M. Fahmy, actuellement hospitalisé en raison de sa santé fragile, est sur le point d'être expulsé vers le Canada, le sort de l'Égyptien Baher Mohammad, qui doit être rejugé, continue de préoccuper sa famille et les ONG. Tout comme celui d'autres journalistes égyptiens actuellement emprisonnés.

Le journaliste canadien d'al-Jazeera Mohammad Fahmy, détenu depuis 13 mois au Caire pour avoir « falsifié » des informations, a renoncé hier à sa nationalité égyptienne et était en passe d'être expulsé, deux jours après la libération de son confrère australien Peter Greste.M. Fahmy, directeur du bureau d'al-Jazeera au Caire, avait été arrêté en décembre 2013 avec ses deux confrères. Ils sont tous trois accusés d'avoir travaillé « illégalement » en Égypte et « falsifié » des informations en couvrant la répression sanglante des manifestations des partisans du président islamiste Mohammad Morsi, destitué et arrêté par l'armée quelques mois plus tôt. « Il a signé les papiers il y a plus d'une semaine pour signifier qu'il renonçait à sa nationalité », a annoncé à l'AFP un membre de la...
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