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Nos lecteurs ont la parole - Raymond Nahas

J’ai fait un rêve...

Il était plus de minuit. Beyrouth, ma ville natale, commençait à s'endormir. Seuls quelques fêtards attardés buvaient, dans certains bars, leur dernier verre.
La ville semblait calme. Soudain, dans ses rues quasi désertes, des milliers de personnes ont surgi de l'aube. Elles portaient toutes un drapeau libanais et le brandissaient avec fierté.
Sur une estrade branlante, réalisée à la va-vite, il y avait un homme dont je connaissais le visage et qui ressemblait étrangement à Gebran Tuéni qui s'adressait à la foule en délire en ces termes : « Libanais de toutes les confessions, réveillez-vous car votre Liban est en train de mourir, notre Liban, à cause de ses politiciens véreux, notre Liban où plane le laisser-aller général, tant dans l'alimentaire que dans l'administration et la politique, est un mauvais exemple pour tous les hommes de bonne volonté, jeunes ou vieux, qui espèrent encore en un Liban uni.
« Réveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard. Avant que la vermine ne tue notre beau pays, avant que nos voisins jaloux et qui nous convoitent deviennent un jour nos gérants et nos maîtres.
«Oubliez vos querelles byzantines qui n'ont jamais mené qu'à des schismes et des défaites, pour quelques fauteuils ou quelques strapontins. Ne vendez pas votre pays à des voisins, mais cherchez plutôt à le reconstruire plus beau qu'avant.
«En premier lieu, éliminez ces quelques leaders qui pensent qu'eux seuls sont la solution de tous les maux et qui s'allieraient au diable pour mériter un fauteuil. Élisez au plus tôt un président de la République qui ne soit ni du 8 ni du 14 Mars, et qui sache enfin rassembler les Libanais dans un pays uni et sans tache. »
Dans ce rêve étrange qui continuait dans mon esprit, j'ai revu mes enfants et mes petits-enfants et des centaines d'amis, ceux qui la semaine précédente parlaient de quitter ce pays pour des régions plus accueillantes, crier des slogans de paix et d'amour.
Ce pays, mon pays, reprenait enfin ses couleurs, et des milliers de personnes lui redonnaient sa vraie valeur de pays touristique par excellence, où des millions d'êtres humains, ex-Libanais ou amis de cœur depuis des décennies, venaient se replonger dans cette atmosphère unique qui a toujours caractérisé le pays du lait et du miel.
Et, écrivant ces quelques lignes, je ferme les yeux et j'espère que ce rêve devienne enfin réalité, et que mon beau pays retrouvera enfin ses assises, élise un président de la République qui ne fasse partie d'aucun camp, élimine d'un seul coup tous ces politiques qui se remplissent les poches en un temps record et trouve enfin un nouvel élan pour redémarrer et inviter le monde entier à venir le visiter et l'aimer.
Appliquons ces quelques principes :
– Tous égaux devant la loi.
– Toutes les affaires réglées d'une manière saine et sans intérêt.
– Toutes les armes des milices remises à l'armée.
– Punir sévèrement tous les assassins pour tous les crimes commis et restés impunis.
Comme il serait beau mon peuple, qui se réveillerait enfin de sa torpeur et qui déciderait d'un seul coup d'oublier ses rancœurs et de penser seulement à sauver le Liban, envers et contre tous.

Raymond NAHAS

Il était plus de minuit. Beyrouth, ma ville natale, commençait à s'endormir. Seuls quelques fêtards attardés buvaient, dans certains bars, leur dernier verre.La ville semblait calme. Soudain, dans ses rues quasi désertes, des milliers de personnes ont surgi de l'aube. Elles portaient toutes un drapeau libanais et le brandissaient avec fierté.Sur une estrade branlante, réalisée à la va-vite, il y avait un homme dont je connaissais le visage et qui ressemblait étrangement à Gebran Tuéni qui s'adressait à la foule en délire en ces termes : « Libanais de toutes les confessions, réveillez-vous car votre Liban est en train de mourir, notre Liban, à cause de ses politiciens véreux, notre Liban où plane le laisser-aller général, tant dans l'alimentaire que dans l'administration et la politique, est un mauvais exemple pour...
commentaires (2)

LES RÊVES NE SONT QUE POUR LES RÊVEURS. BEAU RÊVE, CERTES ! MAUVAIS LES CHEPTELS DE MOUTONS ACTEURS... CAR ILS NE RÊVENT PAS... MAIS SUIVENT EN BÊLANT ET CONFIENT LEUR DESTINÉE AUX ABRUTIS PANURGES QUI LES MÈNENT !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

17 h 07, le 03 février 2015

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Commentaires (2)

  • LES RÊVES NE SONT QUE POUR LES RÊVEURS. BEAU RÊVE, CERTES ! MAUVAIS LES CHEPTELS DE MOUTONS ACTEURS... CAR ILS NE RÊVENT PAS... MAIS SUIVENT EN BÊLANT ET CONFIENT LEUR DESTINÉE AUX ABRUTIS PANURGES QUI LES MÈNENT !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    17 h 07, le 03 février 2015

  • Bon ce n'est qu'un beau reve....au reveil le cauchemar commence...

    Houri Ziad

    16 h 22, le 03 février 2015

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