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Grèce: le gouvernement ne veut pas brader les "bijoux de famille" (ministre)

Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis juge qu'il ne serait "pas très intelligent" de brader "les bijoux de famille" du pays par de nouvelles privatisations, dans un entretien au Monde publié lundi sur internet.

"Au milieu d'une crise déflationniste, ce n'est pas très intelligent de vendre les bijoux de famille pour des peccadilles. (...) Il est plus sage de développer les biens de l’État, pour augmenter leur valeur en utilisant des moyens de financement intelligents pour renforcer notre économie", a-t-il estimé.
M. Varoufakis a en revanche exclu de "revenir sur des privatisations terminées", jugeant que ce ne serait "pas sage".

Le nouveau gouvernement grec d'Alexis Tsipras a notamment annoncé mercredi qu'il voulait "arrêter" le processus de privatisation du port du Pirée, le plus grand du pays et pièce maîtresse du vaste plan de cession d'actifs publics exigé par les créanciers du pays.

Le conglomérat chinois Cosco, qui a déjà acquis deux terminaux du port du Pirée, près d'Athènes, était pressenti pour le rachat des 67% que l’État grec possède dans la société d'exploitation du port.
M. Varoufakis a déclaré dans l'entretien au Monde que les investissements de Cosco étaient "très positifs pour la Grèce". De façon plus générale, le ministre grec des finances dit considérer "les investissements étrangers, et notamment chinois" comme "une grande source d'espoir pour améliorer nos structures et renforcer notre compétitivité".

Le ministre des Finances grec Yanis Varoufakis juge qu'il ne serait "pas très intelligent" de brader "les bijoux de famille" du pays par de nouvelles privatisations, dans un entretien au Monde publié lundi sur internet.
"Au milieu d'une crise déflationniste, ce n'est pas très intelligent de vendre les bijoux de famille pour des peccadilles. (...) Il est plus sage de développer les biens de l’État, pour augmenter leur valeur en utilisant des moyens de financement intelligents pour renforcer notre économie", a-t-il estimé.M. Varoufakis a en revanche exclu de "revenir sur des privatisations terminées", jugeant que ce ne serait "pas sage".
Le nouveau gouvernement grec d'Alexis Tsipras a notamment annoncé mercredi qu'il voulait "arrêter" le processus de privatisation du port du Pirée, le plus grand du pays et pièce maîtresse...