Ebola
L'OMS reconnaît avoir réagi tardivement
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a reconnu hier avoir été lente à réagir concernant l'épidémie d'Ebola, et que cela devrait lui servir de leçon pour l'avenir. À l'ouverture d'une réunion d'urgence, hier, consacrée à une restructuration du combat contre la maladie, la directrice de l'OMS, Margaret Chan, a estimé qu'en dépit d'une pause dans l'évolution de l'épidémie, il n'y avait plus « place à la complaisance », soulignant que les progrès contre la maladie pouvaient rapidement être perdus. Depuis son apparition en décembre 2013, près de 9 000 personnes ont succombé au virus, presque essentiellement dans trois pays d'Afrique : Liberia, Guinée et Sierra Leone. Ce dernier pays a d'ailleurs affirmé hier qu'il ne pourra vaincre l'épidémie qu'en voyant sa « dette effacée ».
Pakistan
Quelque 35 insurgés tués dans des frappes aériennes
L'armée pakistanaise a annoncé avoir tué hier 35 insurgés au cours de frappes aériennes menées dans le cadre d'une vaste offensive contre les talibans dans le nord-ouest du pays. Les frappes ont été menées dans la zone de Datta Khel, dans le district tribal du Nord-Waziristan qui longe l'Afghanistan, ont précisé des sources militaires. Cette zone de conflit est interdite aux journalistes, ce qui empêche toute vérification des bilans fournis par l'armée.
Une panne d'électricité géante pendant des heures
Le Pakistan a été victime dans la nuit de samedi à dimanche d'une des pires pannes d'électricité de son histoire, provoquée selon les autorités par une attaque rebelle dans le sud-ouest. La coupure, qui a privé de courant environ 80 % du territoire, y compris les grandes villes dont la capitale Islamabad, selon des sources officielles, confirme la grande fragilité énergétique de ce pays instable de 200 millions d'habitants. La situation est finalement revenue à la normale « dans tout le pays » hier à la mi-journée, a-t-il ensuite été annoncé.
Argentine
Le journaliste qui a annoncé la mort de Nisman fuit le pays
Damian Patcher, le premier journaliste à avoir fait état de la mort du procureur argentin Alberto Nisman, qui enquêtait sur l'attentat de 1994 contre un centre de la communauté juive de Buenos Aires, a déclaré au cours du week-end avoir fui l'Argentine où il craignait pour sa vie. L'agence de presse nationale argentine Telam précise que son vol avait pour destination l'Uruguay voisine. Le procureur Alberto Nisman a été retrouvé mort à son domicile, le 18 janvier, avec une blessure par balle à la tête et une arme de calibre .22 à ses côtés, ainsi qu'une seule douille. Aucune trace de poudre n'a été découverte sur ses mains lors de l'autopsie, ce qui réfute la thèse du suicide.
Diplomatie
En une visite-éclair, Erdogan promet d'investir plus en Somalie
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a promis hier de continuer à investir largement en Somalie, lors d'une escale de quelques heures dans ce pays ravagé par la guerre depuis deux décennies et rarement visité par les dignitaires étrangers. Erdogan a salué les « développements majeurs » survenus en Somalie et promis de continuer la collaboration d'Ankara avec Mogadiscio. Hassan Sheikh Mohamud pour sa part a mis en avant « le rôle central et exemplaire » de la Turquie en Somalie où les ressortissants turcs, contrairement à ceux des autres pays, acceptent de vivre et de travailler sur place, en dehors des résidences ultrasécurisées.
Législatives
L'électeur comorien, le plus cher du monde ?
« C'est l'élection la plus chère du monde », proteste un ancien haut fonctionnaire électoral comorien, Idi Boina, au sujet des législatives dont le premier tour a lieu hier aux Comores. Difficile à vérifier, mais avec près de cinq millions d'euros pour quelque 275 000 électeurs, « ça fait cher », concède également le ministre comorien de l'Intérieur Hassan Houssen Ibrahim. En attendant, le pays a voté hier dans le calme lors de ce scrutin susceptible de déboucher sur une cohabitation si le candidat populiste musulman Ahmad Abdallah Sambi, pour l'instant en tête du scrutin, emporte la majorité.
AirAsia
L'Indonésie peine à récupérer le fuselage de l'avion
Une nouvelle tentative hier pour récupérer le fuselage de l'Airbus d'AirAsia a de nouveau échoué après une rupture du dispositif de levage à cause d'un brusque changement de météo, ont indiqué les autorités. Depuis deux jours, les équipes indonésiennes tentent de remonter le fuselage sur lequel elles ont fixé des sacs de flottaison géants afin de récupérer les corps encore prisonniers dans l'épave. L'avion qui s'est abîmé le 28 décembre avec 162 personnes à bord repose par 30 mètres de fond dans la mer de Java. Un corps a été sorti du fuselage avant que l'épave ne retombe à l'eau, portant à 70 le nombre de cadavres déjà récupérés, a précisé un responsable de l'Agence de recherches et de secours.
RDCongo
Nouvelle loi électorale adoptée, son contenu pas rendu public
Le Parlement de la République démocratique du Congo a voté hier une révision de la loi électorale, mais le contenu du nouveau texte n'a pas été rendu public, alors que ce projet avait déclenché cette semaine des manifestations meurtrières. Le Sénat puis l'Assemblée nationale ont adopté le texte, mais les articles censés avoir été amendés après avoir suscité la controverse n'ont pas été lus devant les chambres, a constaté une journaliste de l'AFP. La majorité avait annoncé samedi soir avoir supprimé la disposition litigieuse qui ouvrait la possibilité au président Joseph Kabila de rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat en 2016.
Zambie
Le nouveau président Lungu prête serment
Le nouveau président zambien Edgar Lungu a prêté serment hier, après avoir remporté l'élection présidentielle avec une courte majorité, dans un scrutin qualifié de « simulacre » par l'opposition. Déclaré vainqueur samedi, M. Lungu, 58 ans, candidat du Front patriotique au pouvoir, est arrivé premier d'une courte tête avec 48,33 % des voix, devançant son rival Hakainde Hichilema, candidat du Parti de l'unité pour le développement national, qui a obtenu 46,67 % des voix lors du scrutin de mardi dernier. Le nouveau président dirigera ce pays d'Afrique australe jusqu'en septembre 2016, fin du mandat de cinq ans que n'a pas achevé Michael Sata, l'ancien chef de l'État, décédé en octobre.
Tanzanie
Accusé d'adultère, un homme « décapité » et ses membres mis à cuire
Un homme soupçonné d'adultère a été décapité et des parties de son corps mises à cuire par cinq agresseurs, a déclaré hier la police tanzanienne. La victime, âgée de 31 ans, a été attaquée dans la nuit de vendredi à samedi dans la région de Katavi, a déclaré le chef de la police locale, Dhahiri Kidavashari. « Cinq hommes ont pris d'assaut la chambre de Richard Madirisha, armés de machettes, l'ont décapité, lui ont coupé les jambes, les mains et le sexe », a déclaré M. Kidavashari, ajoutant que la victime était citée dans des enquêtes sur des cas d'adultère.
Syrie
Pluie d'obus rebelles sur Damas
Au moins sept personnes dont cinq civils ont été tuées hier à Damas lorsqu'une quarantaine d'obus et de roquettes lancés par des rebelles se sont abattus sur la capitale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Par ailleurs, c'est l'ambassadeur syrien à l'Onu, Bachar Jaafari, qui dirigera la délégation du régime qui se rendra aujourd'hui à Moscou pour des pourparlers avec des opposants, visant à renouer le dialogue après près de quatre ans d'un conflit sanglant, a annoncé hier le quotidien al-Watan. Selon le journal, les opposants se réuniront d'abord entre eux, « avant que la délégation de la République arabe syrienne ne se joigne à eux mercredi ». Cela signifierait que les discussions entre représentants de l'opposition et du régime ne dureraient qu'une ou deux journées, les pourparlers étant prévus pour durer jusqu'au 29 janvier. Cependant, la Coalition nationale, principale force d'opposition syrienne, ne s'y rendra pas, estimant que ces discussions devraient avoir lieu en pays « neutre » et non en Russie, grand allié de Damas. Cinq de ses membres participeront toutefois à titre individuel, dont Ahmad Jarba, ancien président du groupe.
Irak
Onze civils tués dans l'explosion de bombes à Bagdad
Des bombes ont explosé aux abords de deux restaurants et tué au moins 11 civils hier dans le centre de la capitale irakienne Bagdad, ont rapporté la police et des sources médicales. L'explosion la plus meurtrière s'est produite près de la place Tahrir. En premier lieu, une bombe dissimulée dans un sac en plastique, près d'un restaurant populaire, a fait sept morts et 11 blessés. Ensuite, près d'un petit restaurant du quartier de Sibaa, également dans le centre de la capitale, une autre bombe a explosé, faisant quatre morts et huit blessés.
Libye
Un groupe armé enlève un vice-ministre des AE
Un groupe armé a enlevé hier un haut responsable des Affaires étrangères en Libye. Selon un responsable du même ministère, citant des témoins, le vice-ministre Hassan al-Saghir a été enlevé par des hommes armés dans un hôtel d'al-Baida, où siège le gouvernement reconnu par la communauté internationale. En effet, selon lui, des hommes armés se sont introduits avant l'aube dans la chambre du vice-ministre et l'ont conduit à bord d'une voiture vers une destination inconnue. Les ravisseurs ont indiqué au personnel de l'hôtel qu'ils faisaient partie des forces de sécurité. On ignorait hier qui est à l'origine du rapt.
Gaza
Un port, pour un nouveau départ ?
Un comité ministériel formé par le gouvernement du Hamas a annoncé hier son intention d'aménager le port de Gaza pour assurer d'ici à deux mois des voyages internationaux au départ de l'enclave palestinienne sous blocus israélien. Alaa al-Batta, porte-parole du comité pour la levée du blocus, a indiqué lors d'une conférence de presse au port de Gaza que les préparatifs étaient en cours « pour qu'un bateau transporte d'ici à deux mois des malades et des étudiants pour un premier voyage maritime depuis le port de Gaza ». Actuellement, l'étroite langue de terre coincée entre Israël, l'Égypte et la Méditerranée ne dispose d'aucun terminal portuaire, le port de Gaza n'étant utilisé que pour la pêche.
Tunisie
Les islamistes d'Ennahda refusent le gouvernement Essid
Le parti islamiste Ennahda, deuxième force politique en Tunisie, a décidé hier de ne pas soutenir le cabinet du Premier ministre désigné Habib Essid, a indiqué l'un des responsables du mouvement, Saïd Ferjani. « Ennahda a décidé de ne pas accorder sa confiance au gouvernement de Habib Essid », a-t-il précisé à l'issue de la réunion du conseil de la Choura, l'autorité suprême du parti. Ce gouvernement, dont le parti Ennahda est absent, « n'a pas de programme clair et il ne fait pas l'objet d'un consensus national », a-t-il ajouté. Ennahda, qui contrôle 69 sièges sur les 217 du Parlement, est classé deuxième après Nidaa Tounès, qui occupe 86 sièges. Cette décision peut menacer l'adoption du cabinet de M. Essid, qui doit obtenir la confiance de l'Assemblée des représentants du peuple avec 109 voix avant d'entrer en fonctions.

