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Liban

Sit-in à Chekka contre les émanations des cimenteries

Les manifestants devant la porte d’une cimenterie à Chekka, rejoints par le président de la municipalité de la ville. Photo Ani

Les habitants du quartier proche de la cimenterie Holcim à Chekka ont effectué hier un sit-in à l'entrée de l'usine, bloquant la route qui y mène. Ils protestaient contre les émanations de poussières et de mauvaises odeurs dont ils souffrent. Le président du conseil municipal de Chekka, Farjallah Kfoury, a rejoint les manifestants. Le mohafez du Liban-Nord Ramzi Nohra s'est déplacé également, et s'est réuni avec les habitants en présence de quelques responsables de l'usine.
M. Nohra, qui a vérifié par lui-même la réalité des émanations, a estimé que « cette situation n'est plus tolérable ». Soulignant avoir déjà effectué des visites à Chekka en vue d'y évaluer la situation environnementale, il a révélé qu'un comité de coordination, présidé par lui-même, est en cours de formation, et qu'il regroupera des représentants des municipalités, des compagnies et des experts. « Nous ne sommes pas contre les compagnies qui assurent une prospérité économique et des emplois, mais la santé et l'intérêt des citoyens est une priorité », a-t-il ajouté.
Pour sa part, M. Kfoury a affirmé que « l'activité des compagnies n'est globalement plus tolérable malgré les quelques améliorations constatées dans certaines entreprises », ajoutant qu'il avait « grand espoir » dans le nouveau comité devant être formé. « Les critères environnementaux imposés aux cimenteries à Chekka sont les pires, a-t-il poursuivi. Et pourtant, nous entendons régulièrement dire qu'il s'agit des meilleurs critères. Les raisons de ce genre de déclarations ne nous sont pas inconnues : tout cela vise, à terme, à incinérer tous les déchets du Liban dans notre ville. » Il a appelé « les responsables à régler les problèmes écologiques avant de se prononcer sur les critères environnementaux ».

Les habitants du quartier proche de la cimenterie Holcim à Chekka ont effectué hier un sit-in à l'entrée de l'usine, bloquant la route qui y mène. Ils protestaient contre les émanations de poussières et de mauvaises odeurs dont ils souffrent. Le président du conseil municipal de Chekka, Farjallah Kfoury, a rejoint les manifestants. Le mohafez du Liban-Nord Ramzi Nohra s'est déplacé également, et s'est réuni avec les habitants en présence de quelques responsables de l'usine.M. Nohra, qui a vérifié par lui-même la réalité des émanations, a estimé que « cette situation n'est plus tolérable ». Soulignant avoir déjà effectué des visites à Chekka en vue d'y évaluer la situation environnementale, il a révélé qu'un comité de coordination, présidé par lui-même, est en cours de formation, et qu'il regroupera...
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