Les garde-côtes turcs ont arraisonné dans la nuit de dimanche à lundi en Méditerranée, au large de Mersin (sud), un cargo qui transportait plus de 300 migrants clandestins, en majorité des Syriens, à destination de l'Europe, a rapporté l'agence officielle Anatolie.
Selon une déclaration du gouvernorat local citée par l'agence, le bateau, un cargo d'une longueur de 30 m battant pavillon togolais, devait se rendre en Italie.
Les autorités turques ont été alertées en repérant un trafic inhabituel de petits bateaux de pêche chargés de couvertures et d'importantes quantités de vivres entre le port de Mersin et le cargo, baptisé "Burçin", qui mouillait au large.
Deux bateaux des garde-côtes, assistés d'un hélicoptère, ont alors pris en filature le bâtiment suspect, qui a été intercepté puis remorqué jusqu'au port de Mersin. A son bord, les autorités ont découvert 333 migrants, dont une majorité de Syriens, et interpellé 15 passeurs présumés, dont 4 de nationalité turque.
La Turquie est un axe important de l'émigration clandestine d'Asie, du Proche-Orient, et d'Afrique vers l'Europe. Selon les autorités locales, 1.754 migrants clandestins ont été arrêtés au départ du seul port de Mersin pendant l'année 2014.
Depuis 2011, la guerre civile en Syrie a fait augmenter le nombre des migrants qui tentent de gagner l'UE via la Turquie, qui accueille officiellement 1,7 million d'entre eux.
La plupart traversent la Méditerranée à destination de la Grèce et de l'Italie.
Ces dernières semaines, la marine italienne a ainsi intercepté plusieurs cargos partis des côtes turques et chargés d'un total de près de 2 000 personnes, hommes, femmes et enfants pour la plupart originaires de Syrie.
Les passagers de deux de ses bâtiments, l'Ezadeen et le Blue Sky M, avaient été abandonnés par leur équipage en vue des côtés italiennes. Selon leurs témoignages, les migrants paient chacun plusieurs milliers de dollars aux trafiquants pour monter à bord.
Dernières Infos
Un cargo chargé de plus de 300 clandestins pour l'Italie intercepté en Turquie
AFP / le 19 janvier 2015 à 15h37


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine