Le secrétaire d’État américain, John Kerry, a apporté son soutien au médiateur de l’Onu pour le conflit syrien, Staffan de Mistura. Reuters/Rick Wilking
Le secrétaire d'État américain John Kerry a apporté son soutien hier à Genève au médiateur de l'Onu pour le conflit syrien, Staffan de Mistura, dont il a salué « les efforts pour essayer de faire avancer le processus, avec un focus sur Alep ».
M. de Mistura est l'émissaire spécial du secrétaire général de l'Onu pour la Syrie qui a programmé avec la Russie une réunion à Moscou fin janvier entre des représentants de l'opposition syrienne et du gouvernement de Damas. « Nous espérons que les efforts russes pourront aider et que les efforts de l'Onu dirigés par l'envoyé spécial de Mistura auront un effet », a affirmé M. Kerry devant des journalistes.
Cependant, le principal courant de l'opposition syrienne de l'intérieur a indiqué hier vouloir obtenir des garanties de la Russie avant de décider de son éventuelle participation à ces pourparlers avec le régime de Bachar el-Assad à Moscou. Pour sa part, le Mouvement pour la construction de l'État syrien, une formation de l'intérieur et dont le chef Louay Hussein est emprisonné depuis novembre, n'y participera pas non plus. « Nous n'acceptons pas de donner de faux espoirs aux Syriens », a indiqué à Damas sa vice-présidente, Mouna Ghanem.
Dans ce contexte, le président français François Hollande a une nouvelle fois déploré hier que la communauté internationale ne soit pas intervenue militairement en Syrie à la fin de l'été 2013 comme le souhaitait la France, lors de ses vœux aux armées à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle. Pour rappel, confronté au revirement du président américain Barack Obama qui avait décidé de saisir le Congrès avant toute frappe aérienne en Syrie, Paris avait dû renoncer à une intervention militaire dans la foulée de l'émoi mondial provoqué par l'emploi d'armes chimiques contre la population.
Pendant ce temps, sur le terrain, les jihadistes de l'État islamique (EI) ont exécuté une nouvelle femme accusée « d'infidélité ». Ainsi, dans une vidéo postée par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un groupe de combattants attachent une femme avant de l'abattre avec un pistolet devant une foule de civils et de combattants dans la ville de Maaret Nohmane. L'OSDH a également fait état de 13 autres personnes exécutées pour adultère ou homosexualité depuis juillet par al-Nosra, branche syrienne d'el-Qaëda.
(Source : AFP)


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