Ces plus de 3 millions de personnes défilant dans les rues de Paris pour demander la liberté de pensée et d'écriture est un exemple extraordinaire pour tous les peuples qui, depuis des années, subissent la pression de leurs dirigeants ou de leurs hommes politiques.
Au Liban, ex-pays de paix et d'amour, il existe hélas des centaines de milliers de personnes qui, malgré tous les gestes de certains dirigeants, continuent de stocker sur ce minuscule territoire des milliers d'armes de guerre qui nous donnent des suées froides.
Il est rare de passer une semaine sans que l'armée libanaise ne saisisse des cargaisons d'armes de guerre destinées aux différentes milices de ce pays. Avons-nous encore besoin d'armes de guerre alors que toutes les discussions portent sur celles qui sont déjà sur notre territoire?
Ces rumeurs sur le choix du Liban comme terrain de confrontations pour une prochaine guerre nous remplissent d'effroi. Que font nos gouvernants pour arrêter ces flots d'armes ?
Pour éviter des jours difficiles à nos enfants et petits-enfants, nous exigeons de nos responsables l'arrêt immédiat de toutes ces armes et le retrait de toutes celles entre les mains des différentes milices.
Dans le cas contraire, prenons exemple sur la foule parisienne, descendons dans la rue et organisons des manifestations dans tout le Liban pour montrer au monde entier que le Liban n'est pas un pays de guerre et que son peuple tient à la paix des cœurs, envers et contre tous.
Aujourd'hui, à 85 ans, dans un Liban qui se déchire, je ne veux être ni chrétien, ni maronite, ni grec-catholique, ni orthodoxe, ni musulman sunnite, ni chiite, ni kurde, ni druze, ni alaouite. Je veux tout simplement être et rester libanais de cœur et d'esprit.
Je veux dire aussi que je ne suis pas seulement Charly, mais Gebran Tueni, Samir Kassir, Moustafa Geha, Riad Taha, Kamel Mroué, May Chidiac et tant d'autres, dont René Mouawad et Rafic Hariri, et je demande à la justice d'avoir le courage d'arrêter les coupables et de les punir pour ces crimes odieux commis contre mon pays, le Liban.
Nos lecteurs ont la parole - Raymond Nahas
Un exemple à suivre
OLJ / le 14 janvier 2015 à 00h00

