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Dernières Infos - Liban

Menaces d'al-Nosra : les familles des militaires otages bloquent la rue Riad el-Solh

Les familles des militaires détenus par les jihadistes depuis août dans le jurd de Ersal ont bloqué  lundi en début de soirée l'artère de Riad el-Solh, dans le centre-ville de Beyrouth.

Ce nouvel accès de colère intervient après la diffusion sur un compte Twitter, qui serait affilié au Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda), d'une photo qui montrerait les militaires libanais menacés d'exécution. Sur la photo, l'on voit cinq hommes armés et cagoulés tenir en joue une douzaine d'hommes allongés sur la neige. Un message est écrit sur la photo : "Qui paiera le prix?". Cette phrase est régulièrement utilisée par les jihadistes quand ils menacent d'exécuter leurs otages.

"Nous demandons au ministre (de l'Intérieur Nouhad) Machnouk qui paiera le prix et nous exhortons les ravisseurs à ne pas tuer un de nos fils", ont déclaré les familles promettant de recourir à l'escalade si les jihadistes mettent leurs menaces à exécution.

L'image a été diffusée quelques heures après les menaces proférées par le groupe en réponse à l'opération sécuritaire de l'Etat libanais dans la prison de Roumieh. "En conséquence de la dégradation sécuritaire au Liban, attendez-vous à une surprise en ce qui concerne les prisonniers de guerre que nous détenons", pouvait-on lire dans un précédent tweet publié ce matin sur un compte qui semble affilié au groupe.

Vingt-cinq militaires sont toujours aux mains des jihadistes du Front al-Nosra et du groupe Etat islamique. Les jihadistes exigent notamment la libération d'islamistes détenus à Roumieh pour relâcher les otages. Quatre otages ont déjà été assassinés, dont deux par décapitation.

Le 8 janvier dernier, les proches des militaires avaient affirmé qu'ils reprendraient leur sit-in place Riad el-Solh au centre-ville dans les quelques jours à venir, après avoir suspendu leur mouvement en raison des conditions climatiques et des dégâts causés par la tempête. Le porte-parole des familles, Hussein Youssef, avait affirmé que le sit-in se poursuivrait, souhaitant que l'optimisme exprimé par certains responsables concernant ce dossier aboutisse à la libération de leurs fils. M. Youssef a également assuré que les familles ne comptaient pas recourir à l'escalade.

Les familles des militaires détenus par les jihadistes depuis août dans le jurd de Ersal ont bloqué  lundi en début de soirée l'artère de Riad el-Solh, dans le centre-ville de Beyrouth.
Ce nouvel accès de colère intervient après la diffusion sur un compte Twitter, qui serait affilié au Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda), d'une photo qui montrerait les militaires libanais menacés d'exécution. Sur la photo, l'on voit cinq hommes armés et cagoulés tenir en joue une douzaine d'hommes allongés sur la neige. Un message est écrit sur la photo : "Qui paiera le prix?". Cette phrase est régulièrement utilisée par les jihadistes quand ils menacent d'exécuter leurs otages.
"Nous demandons au ministre (de l'Intérieur Nouhad) Machnouk qui paiera le prix et nous exhortons les ravisseurs à ne pas tuer un de nos...