Ammar Houry, député de Beyrouth et membre du bloc du Futur, à la Voix du Liban 100,5 : « Le début du dialogue entre le Futur et le Hezbollah est la chose la plus importante qui ait été faite jusqu'ici. La culture du dialogue devrait prévaloir dans le pays. Nous n'en sommes qu'au commencement, mais pour arriver à des résultats, il n'y a rien d'autre à faire que de s'asseoir à la table de dialogue. Nous parviendrons peut-être à réaliser une percée dans le cadre des deux objectifs que nous avions fixés, à savoir d'abord la présidentielle et ensuite la réduction des tensions sectaires. Nous avons posé sur la table du dialogue la question des "Brigades de la résistance", mais sans résultat, la partie adverse ayant affirmé que ces brigades font partie intégrante de la résistance. À nos yeux, cette réponse n'est évidemment pas convaincante, car nous considérons que les armes hors du cadre de l'État nuisent à ceux qui les portent et à la nation. »
Antoine Zahra, député FL de Batroun, à Radio-Liban libre : « Personne ne désire que l'éloignement (entre les Forces libanaises et le Courant patriotique libre) perdure indéfiniment. Mais personne non plus n'est pressé de voir des clichés d'une entrevue (entre Michel Aoun et Samir Geagea) qui ne donnerait pas de résultats, car dans un tel cas, la déception serait trop grande après les espoirs nés de la perspective d'une rencontre réussie entre les deux hommes. En outre, l'objectif de ce qui se déroule entre les représentants de Aoun et de Geagea n'est pas de remettre en question les alliances politiques établies, tout comme le dialogue entre le Futur et le Hezbollah ne vise guère à modifier l'état des alliances. Nous sommes à la recherche d'une vision commune qui nous permettrait essentiellement de sortir de la vacance présidentielle. »
Le PNL, dans son communiqué hebdomadaire : « Nous soutenons le dialogue quelles que soient sa forme et ses parties prenantes, car il s'agit du moyen le plus efficace de régler les problèmes et de rapprocher les points de vue. Partant de là, nous appelons une fois de plus à élire au plus vite un président de la République qui pourrait parrainer un dialogue rassemblant toutes les forces politiques et portant sur les questions litigieuses ayant un caractère national. Entre-temps, nous espérons, à l'ombre des dialogues qui se déroulent actuellement ou qui sont envisagés, que l'on parviendra à faire prévaloir les considérations intérieures sur les circonstances externes, de manière à mettre fin au blocage de l'échéance présidentielle. »
Ahmad Fatfat, député de Dennyeh (bloc du Futur), à l'issue d'une visite chez le métropolite de Beyrouth, Mgr Élias Audi : « Nous avons entamé un dialogue avec le Hezbollah sans aucune illusion, en raison des précédents en matière de non-respect par le Hezb de ses engagements. Nous savons parfaitement que la question des armes et celle de l'intervention en Syrie sont des dossiers iraniens, relevant d'un pouvoir de décision qui se trouve en Iran. Nous espérons qu'au moins en ce qui a trait aux affaires intérieures libanaises, le Hezbollah pourra faire des concessions. Quant au dialogue entre les FL et le CPL, nous en sommes très heureux et nous espérons qu'il réussira et mènera à des résultats, en particulier sur la question présidentielle. Je pense que les chrétiens en ont la capacité. »


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