A l'occasion de la commémoration de la naissance du Prophète, le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a dénoncé vendredi la répression exercée par les autorités bahreïnies contre la communauté chiite qui revendique des droits politiques.
"(Le peuple bahreïni) appelle à des élections démocratiques et à une représentation politique. Le mouvement est pacifique depuis ses débuts, depuis que le peuple a commencé à manifester il y a quatre ans, et ceci est un exemple unique", a souligné le numéro un du parti chiite lors d'un discours retransmis par vidéoconférence à l'école al-Mahdi de Hadath.
Le chef de l'opposition chiite de Bahreïn, le cheikh Ali Salmane, arrêté fin décembre et accusé notamment d'incitation à un changement de régime, sera maintenu en détention pour 15 jours supplémentaires, avait indiqué lundi le parquet de Manama. La communauté chiite revendique une représentation équitable au sein de la société et du pouvoir politique.
"L'arrestation du cheikh Salmane est d'une extrême dangerosité", a mis en garde Hassan Nasrallah. "Ceux qui ont soutenu les printemps arabes, ont considéré que la question bahreïnie était confessionnelle", a-t-il dénoncé. "Il y a un projet similaire au projet sioniste, il est question d'invasion, de naturalisation d'individus des quatre coins du monde, tandis que les natifs du pays se voient spoliés de leurs droits élémentaires, ainsi que de leur nationalité. Un jour, un autre peuple que les Bahreïnis s'installera à Bahreïn", a mis en garde le leader chiite.
Critiquant les agissement des autorités bahreïnies, le leader chiite a souligné que celles-ci ont "œuvré pour que les manifestations deviennent violentes, mais la culture du peuple a permis de garder l'aspect pacifique du mouvement. Tous les leaders pacifiques ont été incarcérés, à l'instar du cheikh Salmane. Celui-ci n'a pas appelé à la violence ou à un changement de régime, a rappelé le chef du Hezbollah. Les agissements des autorités bahreïnies sont insensés. Le mouvement ne s'arrêtera pas à cause des incarcérations", a-t-il assuré.
"(Le peuple bahreïni) appelle à des élections démocratiques et à une représentation politique. Le mouvement est pacifique depuis ses débuts, depuis que le peuple a commencé à manifester il y a quatre ans, et ceci est un exemple unique", a souligné le numéro un du parti chiite lors d'un discours retransmis par vidéoconférence à l'école al-Mahdi de Hadath.
Le chef de l'opposition chiite de Bahreïn, le cheikh Ali Salmane, arrêté fin décembre et accusé notamment d'incitation à un changement de régime, sera maintenu en détention pour 15 jours supplémentaires,...

