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Moyen Orient et Monde

Brèves du monde arabe

Des forces de sécurité yéménites réunissant des indices sur le site de l’explosion hier à Sanaa. Mohammad Huwais/AFP

Terrorisme
La branche libyenne de l'EI affirme avoir exécuté deux journalistes tunisiens
La branche libyenne de l'État islamique (EI) a affirmé hier avoir exécuté deux journalistes tunisiens portés disparus en Libye depuis septembre, une annonce qui a suscité l'horreur en Tunisie.
Dans un communiqué comportant des photos de Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari, publié sur des forums jihadistes, le groupe affirme avoir « appliqué la loi d'Allah » à leur encontre. L'authenticité des images n'a pas pu être vérifiée de source indépendante et les autorités tunisiennes n'étaient pas en mesure de confirmer l'information dans l'immédiat.
Dans le communiqué signé du « service de communication de la province de Barqa », le groupe accuse les deux Tunisiens de travailler pour « une chaîne satellitaire qui combat la religion ». Une image montre les deux jeunes hommes au moment de leur « arrestation » aux côtés d'un homme armé en treillis, le visage encagoulé. La quatrième et dernière photo, légendée « Application de la loi de Dieu à l'encontre de Chourabi et Ktari », n'est pas nette. On peut y deviner un tir partant en direction d'une personne qui semble être agenouillée, ainsi que l'emblème « Il n'y a de dieu que Dieu et Mohammad est son prophète ».

40 morts dans l'attentat contre une académie de police à Sanaa
L'attentat à la voiture piégée contre l'académie de police dans la capitale yéménite, Sanaa, a fait 40 morts et 71 blessés, a rapporté hier l'agence officielle Saba en citant un nouveau bilan officiel.
La haute commission de sécurité (gouvernementale) a accusé el-Qaëda d'être responsable de l'attentat qui a visé mercredi un groupe de jeunes hommes rassemblés devant l'académie de police pour présenter leurs dossiers d'inscription. « Cette lâche action criminelle témoigne du caractère sanguinaire et sauvage des terroristes du réseau el-Qaëda », a affirmé la haute commission dans un communiqué. Mais un dirigeant d'Ansar al-Charia, lié à el-Qaëda, cheikh Saleh Abdel Ilah al-Dhahab, a nié toute responsabilité du réseau extrémiste dans l'attentat. « El-Qaëda n'a rien à voir avec l'incident » de Sanaa, a-t-il écrit sur Twitter, en attribuant l'attentat à la milice chiite Ansarullah, ou houthie, l'ennemie juré de son réseau, devenue une force influente au Yémen depuis qu'elle a pris le contrôle de la capitale en septembre.
« Ceux qui ont perpétré cette action, ce sont les Houthis », a indiqué cheikh Dhahab dans son tweet.

Égypte
Début des travaux d'extension de la zone tampon avec Gaza
L'Égypte a commencé hier ses travaux d'extension de la zone tampon le long de la frontière avec la bande de Gaza pour empêcher l'infiltration d'activistes depuis l'enclave palestinienne, a indiqué un responsable.
Le Caire avait décidé fin octobre d'établir une zone-tampon longue d'une dizaine de kilomètres et large de 500 mètres après un attentat-suicide ayant tué 30 soldats dans le nord de la péninsule du Sinaï, l'assaut le plus meurtrier contre les forces de sécurité depuis des années. Les travaux avaient débuté puis, fin décembre, les autorités avaient dit vouloir élargir ce secteur de 500 mètres supplémentaires.
Les autorités ont commencé à évacuer hier 1 220 maisons qui se trouvent dans cette zone supplémentaire. « Nous avons commencé à évacuer les habitants (...) mais aucune maison n'a encore été démolie », a déclaré un responsable de la sécurité.

Législatives de mars à mai ; une formalité pour Sissi
L'Égypte a annoncé hier des législatives entre le 21 mars et le 7 mai, essentiellement symboliques puisque le président Abdel Fattah al-Sissi dirige le plus grand pays arabe d'une main de fer après avoir destitué l'islamiste Mohammad Morsi et éliminé toute opposition de la scène politique.
Les Frères musulmans de M. Morsi, principale force d'opposition depuis près de 90 ans et qui avaient remporté toutes les élections entre la chute de Hosni Moubarak en 2011 et la destitution de M. Morsi en juillet 2013, ont été décrétés organisation terroriste et sont interdits. En outre, tous leurs leaders sont emprisonnés et encourent la peine de mort dans divers procès, à l'instar de M. Morsi lui-même, qui fut pourtant le premier président élu démocratiquement en Égypte un an et demi après la chute de Moubarak au terme d'une révolte populaire.
La Commission électorale suprême a annoncé hier que les 567 députés au Parlement seront élus en plusieurs étapes, à un scrutin très complexe, mixte (uninominal et de liste) au suffrage universel et par provinces, s'étalant du 21 mars au 7 mai.

TerrorismeLa branche libyenne de l'EI affirme avoir exécuté deux journalistes tunisiensLa branche libyenne de l'État islamique (EI) a affirmé hier avoir exécuté deux journalistes tunisiens portés disparus en Libye depuis septembre, une annonce qui a suscité l'horreur en Tunisie.Dans un communiqué comportant des photos de Sofiène Chourabi et Nadhir Ktari, publié sur des forums jihadistes, le groupe affirme avoir « appliqué la loi d'Allah » à leur encontre. L'authenticité des images n'a pas pu être vérifiée de source indépendante et les autorités tunisiennes n'étaient pas en mesure de confirmer l'information dans l'immédiat.Dans le communiqué signé du « service de communication de la province de Barqa », le groupe accuse les deux Tunisiens de travailler pour « une chaîne satellitaire qui combat la...
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