Le nouveau plan national de gestion des déchets, préparé par une commission ministérielle et présenté en Conseil des ministres en décembre avec un retard de plusieurs mois, n'a pas été adopté jeudi par le gouvernement, un accord n'ayant pas été trouvé entre les protagonistes.
L'adoption de ce plan devait avoir lieu lors de la précédente réunion du Conseil des ministres fin décembre, mais avait été retardée en raison de remarques faites par les ministres du parti Kataëb.
Face à cette impasse, le Premier ministre Tammam Salam a levé la séance et annoncé qu'il ne convoquera pas à une nouvelle réunion tant qu'une solution au dossier des déchets n'est pas trouvée. Prenant la parole au début de la réunion, M. Salam a par ailleurs souligné la nécessité d'élire un président qui représente la tête de l'État et symbolise l'unité du pays.
Le plan de gestion des déchets est fondé sur une répartition du Liban en zones, chacune d'entre elles devant être prise en charge par une société privée, désignée suite à un appel d'offres lancé par le CDR. Le plan a été modifié plusieurs fois déjà, notamment en ce qui concerne cette répartition. Il vient de l'être une énième fois sous l'instigation du parti Kataëb et c'est ce plan modifié qui était discuté aujourd'hui en Conseil des ministres.
Commentant l'échec de l'adoption du plan, le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, a indiqué que le Parti socialiste progressiste (PSP) tient à la fermeture de la décharge de Naamé à la date prévue (le 17 janvier) et rejette toute prorogation. "Aucune solution à ce dossier ne se profile à l'horizon, nous allons vers une grande crise", a-t-il ajouté.
Cette décharge est opérationnelle depuis l'adoption du plan d'urgence de gestion des déchets en 1997. Elle reçoit tous les jours les déchets du Grand-Beyrouth et du Mont-Liban, ainsi qu'une partie en provenance du Liban-Nord. Les habitants de la région ont exprimé à plusieurs reprises leur ras-le-bol de la proximité de cette décharge, en raison de la dégradation de leurs conditions de vie, liée aux odeurs et à la propagation de maladies, disent-ils. Or, selon le ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk, une fermeture immédiate de la décharge, à la date d'expiration du contrat avec la société privée chargée de sa gestion, "sera nuisible en cette période de transition, car nous avons besoin de temps pour effectuer les appels d'offres". "Nous ne sommes pas sur le point de renouveler le contrat de Sukleen, mais il s'agit d'un service public qu'on ne peut interrompre", a-t-il précisé.
Pour le ministre de l’Éducation, Élias Bou Saab, "c'est Sukleen qui a fait voler en éclats la séance d'aujourd'hui". "Tout retard dans l'adoption du plan (de gestion des déchets) veut dire un renouvellement du contrat de Sukleen", a-t-il souligné.
L'adoption de ce plan devait avoir lieu lors de la précédente réunion du Conseil des ministres fin décembre, mais avait été retardée en raison de remarques faites par les ministres du parti Kataëb.
Face à cette impasse, le Premier ministre Tammam Salam a levé la séance et annoncé qu'il ne convoquera pas à une nouvelle réunion tant qu'une solution au dossier des déchets n'est pas trouvée. Prenant la parole au début de la réunion, M. Salam a par ailleurs souligné la nécessité d'élire un président qui représente la tête de...


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