Au collège du Sacré-Cœur, un garçon blond aux yeux bleus s'assoit près de moi en classe ; c'est en novembre 1945. Il me dit : je viens de Nice pour apprendre l'arabe, je suis ici pensionnaire ; mes parents sont entre l'Irak et la France-Nice, où je suis né. Ce garçon était Roland.
En 1959, par un heureux hasard, nous habitions ensemble un immeuble à la rue Kantari ; et depuis, on ne s'est plus jamais quitté.
Nos enfants ainsi que nos familles partagent joies et peines.
La perte de Roland nous cause à tous une douleur immense.
Courtoisie, générosité, gentillesse, bonne humeur, élégance morale sont devenues sa marque ; comme d'ailleurs sa bienveillance envers autrui, et son sens de l'amitié.
Adieu l'ami sincère.
Adieu Roland.
Avec l'espoir de nous revoir un jour.
Pierre MOUZANNAR
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Hommage à Roland Essayie
OLJ / le 08 janvier 2015 à 00h00
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