Après six mois de chute, les cours du pétrole sont tombés hier pour la première fois depuis presque six ans sous les 50 dollars le baril à New York, frappés par la surabondance d'offre, les doutes sur la demande mondiale et la force du dollar.
Le prix du baril de « Light Sweet Crude » (WTI) pour livraison en février est descendu jusqu'à 49,95 dollars hier en fin d'après-midi, un niveau qu'il n'avait pas atteint depuis le 1er mai 2009, date à laquelle il avait baissé jusqu'à 48,01 dollars.
« Maintenant que le marché est de retour après la période des fêtes, les investisseurs assimilent plusieurs éléments », après des échanges très réduits pendant deux semaines, souligne Bart Melek, de Commodity Strategy TD Services.
Le principal facteur de baisse reste la production surabondante dans le monde. Outre l'essor de l'offre américaine, elle est « à son plus haut niveau depuis plusieurs décennies en Russie et en Irak » en décembre, note Phil Flynn, de Price Futures Group, soulignant que la production russe avait atteint son plus haut niveau depuis la fin de l'URSS.
C'est notamment après la décision en novembre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) de maintenir inchangé son niveau de production, à 30 millions de barils par jour (mbj), que la chute des prix s'est accentuée, même si elle avait commencé en juin dernier, après un pic à 106 dollars le baril.
Dans ce contexte, le ministère du Pétrole d'Irak, l'un des principaux membres de l'Opep, a annoncé hier que les exportations de pétrole du pays avaient atteint en décembre leur plus haut niveau depuis 1980, même si la chute des cours du brut avait fait baisser ses recettes par rapport aux mois les plus récents.

