La Commission européenne a affirmé que l'appartenance d'un pays à la zone euro était « irrévocable », en réponse à une question sur une possible sortie de la Grèce de la monnaie unique.
« L'appartenance à l'euro est irrévocable », a déclaré une porte-parole, Annika Breidthardt, au cours d'un point de presse, précisant que cette règle était inscrite dans le traité de Lisbonne, « article 140, paragraphe 3 ».
Depuis le début de la crise, et particulièrement en 2012 au plus fort de la menace d'un « Grexit » et d'éclatement de la monnaie unique, la Commission européenne a toujours défendu la ligne politique de l'intégrité de la zone euro et du maintien de la Grèce en son sein.
L'article du traité cité par la porte-parole fait en réalité référence à l'adhésion d'un État membre de l'Union européenne à l'euro : « Le Conseil, statuant à l'unanimité des États membres dont la monnaie est l'euro et de l'État membre concerné (...), fixe irrévocablement le taux auquel l'euro remplace la monnaie de l'État membre concerné. »
La Commission était interrogée à la suite d'informations parues samedi dans l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, selon lesquelles le gouvernement allemand juge « quasiment inévitable » une sortie de la Grèce de l'euro si le parti de la gauche radicale Syriza remporte les législatives du 25 janvier et décide d'abandonner la ligne de rigueur budgétaire et de ne plus rembourser la dette du pays.
Ces informations ont suscité la controverse en Allemagne, où elles ont été considérées comme une manière, pour la chancelière Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, de faire pression sur les électeurs grecs.
Économie
Grèce : pour la Commission européenne, l’appartenance à l’euro est « irrévocable »
OLJ / le 06 janvier 2015 à 00h17


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