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Économie - Finances Publiques

Nouveau calendrier d’émission de bons du Trésor

Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil, a présenté hier le nouveau calendrier d'émission de bons du Trésor dans le cadre de la nouvelle stratégie de gestion de la dette publique à l'horizon 2016.

Le ministre compte sur ce nouveau calendrier pour rationaliser les émissions obligataires à court et moyen terme, entre autres. Photo Nasser Trabulsi

Le ministère des Finances a émis hier pour la première fois des bons du Trésor suivant un nouveau calendrier de souscription dont le lancement s'inscrit dans une nouvelle stratégie de gestion de la dette publique à moyen terme, annoncée par le ministre Ali Hassan Khalil en conférence de presse.
Le nouveau calendrier rationalise les émissions obligataires à court et moyen terme et introduit pour la première fois les bons à plus long terme (échéances de cinq à dix ans). Ces dernières émissions se faisaient jusque-là sans planification préalable.
« L'un des objectifs est d'améliorer le profil de la dette publique en termes de maturité, en l'allongeant au-delà de sa moyenne actuelle qui est de 4,3 ans. Il s'agit aussi d'introduire de la transparence dans l'intérêt des souscripteurs », explique le directeur général du ministère, Alain Bifani. « Ce système nous aidera à mieux gérer nos liquidités et à planifier nos placements de manière plus efficace », confirme à L'Orient-Le Jour Chadi Berberi, responsable des marchés monétaires à la Banque libano-française.
Le nouveau calendrier sera revu tous les trimestres. C'est l'une des premières réalisations du nouveau comité de gestion de la dette publique instauré en mai 2014, dix ans après les premières discussions concernant sa nécessaire création. La dette publique représente en effet 138 % du PIB en 2014, c'est bien moins que le pic de 180 % atteint en 2006, mais ce ratio est reparti à la hausse, avec une augmentation de six points par rapport à 2012. Son service absorbe 40 % des recettes de l'État, en hausse de 2 % sur un an, et son coût moyen est de 6,4 %.
La loi sur la direction de la dette date de 2008, mais il a fallu attendre 2011-2102 pour ses décrets d'application et la nomination effective de son organigramme en mai dernier. « En six mois, cette équipe qui compte une dizaine de fonctionnaires a réussi à mettre en place une stratégie de gestion de la dette 2014-2016 dont le ministère a besoin depuis longtemps », se félicite Alain Bifani.
L'objectif est de garantir au gouvernement la satisfaction de ses besoins de financement au meilleur coût possible, moyennant un niveau de risque acceptable. La nouvelle direction de la dette publique souhaite aussi développer les marchés primaire et secondaire de bons du Trésor.
Concrètement, à l'horizon 2016, le ministère des Finances souhaite refinancer sa dette publique en devises à travers de nouvelles émissions en devises (eurobonds) à hauteur de 30 % de ses besoins annuels. Cette capacité d'émission d'eurobonds passe par l'adoption d'une nouvelle loi, précise Alain Bifani. Le Parlement a autorisé le ministère des Finances à s'endetter à hauteur de 2,5 milliards de dollars en 2015, alors que ce dernier réclamait un plafond de 4,4 milliards pour optimiser la gestion de la dette. La part de la dette publique libellée en devises est tombée à près de 40 % du total, alors qu'elle flirtait avec le plafond légal de 50 % en 2007.

Le ministère des Finances a émis hier pour la première fois des bons du Trésor suivant un nouveau calendrier de souscription dont le lancement s'inscrit dans une nouvelle stratégie de gestion de la dette publique à moyen terme, annoncée par le ministre Ali Hassan Khalil en conférence de presse.Le nouveau calendrier rationalise les émissions obligataires à court et moyen terme et introduit pour la première fois les bons à plus long terme (échéances de cinq à dix ans). Ces dernières émissions se faisaient jusque-là sans planification préalable.« L'un des objectifs est d'améliorer le profil de la dette publique en termes de maturité, en l'allongeant au-delà de sa moyenne actuelle qui est de 4,3 ans. Il s'agit aussi d'introduire de la transparence dans l'intérêt des souscripteurs », explique le directeur général...
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