Le ministre de la Santé Waël Bou Faour a effectué une tournée au port de Tripoli, critiquant ses défaillances persistantes. Il a également fait le point sur les stocks de sucre suspects dans le port, et qui ont provoqué une polémique entre son ministère et celui de l'Economie.
"Les standards hygiéniques ne sont pas respectés dans le port. Des améliorations ont été apportées en un temps record, et les personnes concernées doivent en être remerciées. Toutefois, ces améliorations ne sont pas suffisantes. La situation est meilleure, mais il demeure important d'assurer la propreté du sol et l'élimination des déchets", a souligné M. Bou Faour, qui a insisté sur le fait qu'"il n'y a aucun esprit de revanche de la part de l'Etat".
Abordant la question des stocks de sucre au port, dont certains ne sont pas datés et d'autres périmés, le ministre de la Santé a tiré la sonnette d'alarme : "Les Libanais consomment tous les jours du sucre. C'est une denrée essentielle. Le sucre qui entre sur le marché libanais, y est acheminé par ce port. L'entrepôt où le sucre est stocké est non conforme aux standards hygiéniques. Les conditions de stockage sont catastrophiques. 1 083 tonnes de sucre sont périmées. D'autres lots ne portent aucune date de péremption. Du sucre périmé ou dont la qualité est douteuse a été consommée par les Libanais. Deux milles tonnes ont été distribuées sur le marché, sans l'aval du ministère de l'Economie, a-t-il ainsi déploré. Qui en est responsable donc ? Que les ministères fassent leur travail. Le dossier a été transmis à la justice. Nous ne faisons pas de campagne médiatique, a-t-il lancé, en réponse aux critiques un peu plus tôt du ministre de l'Economie Alain Hakim
Ce dernier, en réponse aux interrogations lancées auparavant par M. Bou Faour concernant les stocks de sucre au port de Tripoli, avait assuré que le ministère de l'Économie n'est pas concerné par ce dossier qui, selon lui, est du seul ressort du port de Tripoli et des services des douanes.
"Nous sommes un Etat, et quand l'Etat est responsable de la santé de ses citoyens, tout le monde doit faire son travail, a martelé M. Bou Faour. C'est pour cela que j'ai saisi la justice. Qui peut nous garantir que cela ne se répétera pas ? Les investigations sont en cours et les portes du ministère de la Santé sont ouvertes pour les besoins de l'enquête".
"La situation est terrifiante", a-t-il conclu.
"Les standards hygiéniques ne sont pas respectés dans le port. Des améliorations ont été apportées en un temps record, et les personnes concernées doivent en être remerciées. Toutefois, ces améliorations ne sont pas suffisantes. La situation est meilleure, mais il demeure important d'assurer la propreté du sol et l'élimination des déchets", a souligné M. Bou Faour, qui a insisté sur le fait qu'"il n'y a aucun esprit de revanche de la part de l'Etat".
Abordant la question des stocks de sucre au port, dont certains ne sont pas datés et...


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