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Liban

Sunnites, chiites et druzes espèrent que le dialogue permettra l’élection d’un président

Le mufti de la République prononçant son allocution hier. Photo Ani

Le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, a reçu hier des appels téléphoniques, à l'occasion de la fête de la naissance du Prophète, de la part du président de la Chambre, Nabih Berry, de l'ancien président Michel Sleiman, d'anciens ministres et députés et d'autres personnalités politiques, religieuses, sociales et culturelles.
Le mufti avait inauguré un meeting religieux organisé par des étudiants au sein de Dar el-Fatwa au Biel, à l'occasion du Maouled. Dans son allocution, il a déploré que « de nombreux non-musulmans aidés par certains musulmans œuvrent pour déformer volontairement la religion musulmane ». « L'islam est victime d'une agression, cela requiert de nous des efforts pour montrer la véritable image de notre religion, celle de la modération », a-t-il clamé.
Le mufti Deriane a par ailleurs pris part hier à la cérémonie organisée par les waqfs islamiques à la mosquée Mohammad al-Amine au centre-ville de Beyrouth, en présence du représentant du président de la Chambre Nabih Berry, du député Ali Bazzi, du député Ammar Houri représentant les anciens Premiers ministres Fouad Siniora et Saad Hariri, du vice-président du Conseil islamique chérié cheikh Abdel Amir Kabalan, du cheikh Akl druze Naïm Hassan et de nombreux députés et figures politiques.
Clôturant la cérémonie qui comprenait une récitation de vers coraniques, cheikh Abdellatif Deriane a appelé les peuples arabes à l'unité. « Notre pays, le Liban, traverse une période de crises, a-t-il déclaré. Malgré cela, nous sommes optimistes en ce qui concerne le début des réunions de dialogue entre le courant du Futur et le Hezbollah, les deux parties étant sérieuses quant à l'aboutissement à une entente qui immunisera la scène locale et empêchera la discorde. Nous comptons beaucoup sur le succès de ce dialogue pour diminuer les tensions confessionnelles et paver la voie à d'autres dialogues libanais plus exhaustifs afin de mettre un terme à la vacance présidentielle. Il n'y aura pas de discorde confessionnelle au Liban ni d'environnement fertile au terrorisme. » Et d'ajouter : « L'affaire des militaires otages est devenue une cause nationale et humaine que nous devons garder loin de la politique. L'État et la cellule de crise doivent clore ce dossier et permettre leur libération. »
Pour sa part, le cheikh Akl druze Naïm Hassan a souhaité que les autorités libanaises choisissent l'option du dialogue « afin d'élire un président de la République qui restituerait à l'État son prestige et permettrait le redressement de la vie constitutionnelle », saluant le rôle joué par l'armée. Enfin, cheikh Abdel Amir Kabalan a également appelé au dialogue « pour honorer l'échéance présidentielle et sauver le Liban chrétien et musulman, le Liban du vivre-ensemble ». Il a aussi appelé l'armée à se charger de la libération des militaires pris en otage depuis le mois d'août.

Le mufti de la République, cheikh Abdellatif Deriane, a reçu hier des appels téléphoniques, à l'occasion de la fête de la naissance du Prophète, de la part du président de la Chambre, Nabih Berry, de l'ancien président Michel Sleiman, d'anciens ministres et députés et d'autres personnalités politiques, religieuses, sociales et culturelles.Le mufti avait inauguré un meeting religieux organisé par des étudiants au sein de Dar el-Fatwa au Biel, à l'occasion du Maouled. Dans son allocution, il a déploré que « de nombreux non-musulmans aidés par certains musulmans œuvrent pour déformer volontairement la religion musulmane ». « L'islam est victime d'une agression, cela requiert de nous des efforts pour montrer la véritable image de notre religion, celle de la modération », a-t-il clamé.Le mufti Deriane a par...
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