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Nos lecteurs ont la parole - Dr Joseph Kreiker

L’exemple de Waël Bou Faour

Incroyable, mais vrai ! Nous mangions aussi sale ? Cauchemar ! Je rêve, non, c'est réel, le ministre de la Santé a vraiment entamé une opération de propreté ; et chose encore plus admirable il va jusqu'au fin fond des tanières de saleté. Une vraie déclaration de guerre. Aux microbes et aux salopards. Voilà de quoi nous permettre d'espérer nous dégager de la mentalité des classiques leaders qui nous gavent de mensonges et engagent de fausses actions antimafia sans jamais la poursuivre. Question de faire un feu de paille publicitaire afin de prouver leur existence et garder leur maroquin par des gesticulations faussement méritoires. Des décennies de saleté jamais observée, où on n'a jamais vu combattre ou sentir la moindre puanteur par notre pouvoir politique de ces vieux temps écoulés. Les agios financiers les anesthésiaient.
Des bouillons de culture nous étaient servis tous les jours sans discontinuité ; des bouillons de fèces, d'E. Coli, de salmonella, des aliments truqués, périmés, etc. Des milliers d'intoxications alimentaires aux urgences hospitalières. Cela n'émeut personne et ne trouble pas les consciences responsables. Des bouillons de culture à la sauce virale et microbienne, nous en avons ingurgité pendant des années en période de guerre et de paix.
Tiens, ce terme « bouillon de culture » réveille en moi un souvenir. Celui de l'enrichissante et célèbre émission culturelle de Bernard Pivot. Oui, le souvenir de Bernard Pivot et d'un de ses amis, lequel, invité au Liban à la même table au cours d'un dîner, mangeait seulement les mêmes plats que le gastro-entérologue assis à ses côtés. Et pourquoi ? demandait un des convives. Parce que tous les bouillons ne se ressemblent pas, même s'ils portent le même nom. Ce touriste célèbre avait peur de ce que communément on appelle au Liban la « Welcome Disease ».
Monsieur le Ministre Waël Bou Faour, vous avez le soutien indéfectible de tous les bien-pensants et toutes les honnêtes gens de la société civile. Bravo, mille fois bravo, Monsieur le Ministre. On se rappelle que sous les mêmes cieux et en d'autres temps, un brillant et admirable ministre de la Santé, Émile Bitar, s'est vu démettre de ses fonctions pour s'être attaqué au prix des médicaments.
De nos jours, la situation est encore pire. Je crains fortement – je le crois – que notre vie politique soit moralement plus sale que notre nourriture quotidienne. Nous aurions tout vu dans ce beau pays aux cultures millénaires, diverses, riches d'enseignement : des ministres qui s'accusent mutuellement, devant les médias, de fraude, de corruption, d'abus de confiance, de détournement des fonds publics, de népotisme, d'absence de justice. Un panorama culturel d'un bas niveau. J'espère que les autres ministres suivront votre exemple et se mettront à la tâche, question propreté et éthique. Ils se doivent de voir les blessés et les cadavres qui jonchent les routes, les fonds municipaux (en)volés, les constructions illégales qui assassinent notre environnement, les fonctionnaires véreux qui hantent les institutions, etc. La tâche est lourde, il est temps de s'y mettre.
Messieurs les Ministres, nous avons droit à toutes les sécurités : alimentaire, médicale, pharmaceutique, financière, environnementale, routière, vieillesse, juridique, etc.
Ces mots, ces doléances, ces critiques et ces mises en garde, vous avez certainement dû les lire mille fois sous les plumes des célèbres éditorialistes de L'Orient-Le Jour dans un style plus littéraire, plus expressif, plus raffiné et intelligemment ciblé ; je ne sais ce qui me pousse à les redire, sinon un sentiment de révolte contre ce misérable état des lieux dans un pays qui compte une des plus remarquables sociétés civiles et une des classes politiques les plus corrompues. Monsieur Waël Bou Faour, j'anticipe un prudent et timide optimisme de voir vos collègues suivre votre initiative. Il est temps de détruire tous les bouillons de saleté et de garder la propreté morale et physique.
Je voudrais rappeler l'adage d'un de mes professeurs de littérature qui disait : « L'éthique, il est temps d'y revenir, c'est l'esthétique de l'avenir. »

Incroyable, mais vrai ! Nous mangions aussi sale ? Cauchemar ! Je rêve, non, c'est réel, le ministre de la Santé a vraiment entamé une opération de propreté ; et chose encore plus admirable il va jusqu'au fin fond des tanières de saleté. Une vraie déclaration de guerre. Aux microbes et aux salopards. Voilà de quoi nous permettre d'espérer nous dégager de la mentalité des classiques leaders qui nous gavent de mensonges et engagent de fausses actions antimafia sans jamais la poursuivre. Question de faire un feu de paille publicitaire afin de prouver leur existence et garder leur maroquin par des gesticulations faussement méritoires. Des décennies de saleté jamais observée, où on n'a jamais vu combattre ou sentir la moindre puanteur par notre pouvoir politique de ces vieux temps écoulés. Les agios financiers les...
commentaires (3)

Mr Faour fait tres tres bien...que Dieu lui donne le courage de continuer de foncer tout droit vers le but....

Soeur Yvette

11 h 38, le 02 janvier 2015

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Commentaires (3)

  • Mr Faour fait tres tres bien...que Dieu lui donne le courage de continuer de foncer tout droit vers le but....

    Soeur Yvette

    11 h 38, le 02 janvier 2015

  • IL FAIT BIEN... TRÈS BIEN MÊME... UNE FOIS, AU LIBAN BIEN SÛR, J'OUVRAI UN PAIN ET J'Y TROUVAI UN RASOIR DEDANS. UNE AUTRE FOIS UN CAFARD. UNE TROISIÈME FOIS DES SALETÉS DE RATS. DEPUIS ON ME DEMANDE POURQUOI J'OUVRE LE PAIN ET JE L'INSPECTE AVANT D'Y TOUCHER. MAIS EST-CE ASSEZ COMME PRÉVENTION ? CERTES QUE NON !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 28, le 31 décembre 2014

  • Une nouvelle réglementation contre la bonne bouffe, une nouvelle loi contre les associations des droits diététiques, une autre sur l'état de siège moral sur les intellectuels aimant la bonne chair, les prisons combles d’hédonistes de toutes sortes, les Syriens réfugiés affamés pourchassés, tous les magasines culinaires au delà des frontières des leurs sous l’œil vigilant de leurs censeurs tout autant affamés, Beryte et les Cazas limitrophes riches livrés à la chicane brutale de leur fouinement renifleur, l'armée des contrôleurs publics de la santé non-chiites si souvent épurée déjà, encore une fois épurée. Tels sont les lieux communs inévitables que renouvelle sans cesse la réaction dégueu et archaïque des Malsains et de leurs acolytes qui, après les derniers scandales sanitaires dévoilés, ne méritent d'être mentionnés que parce que cette fois ils sont dirigés non seulement contre les Sains libanais, mais même aussi contre tous ces autres Malsains puînés. Et non seulement contre les riches, mais à présent contre tous ceux qui osent s’opposer à eux dans ce domaine gastrique si sensible, qu’ils soient riches ou pauvres, musulmans, chrétiens ou druze surtout. Cette politique indigeste menée par le biais de ces sans aucun goût, garrotte encore plus solidement les bons régimes alimentaires des Libanais Sains et absorbera toute l'activité Malsaine de ces Martiens pourris jusqu’à leur date de péremption ou, plutôt, jusqu’à la chute des autres tout aussi pourris bääSSyriens d’à côté.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 50, le 31 décembre 2014

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