Dar Group supervisera l’installation par Guardia Systems de 1 800 caméras de surveillance dans Beyrouth d’ici à fin 2015. Photo Greg Demarque
La municipalité de Beyrouth a attribué, cette semaine, la supervision de la procédure d'installation de son réseau de 1 800 caméras de surveillance au cabinet de conseil en ingénierie Dar Group-Nazih Taleb. Selon les termes du contrat, cette entreprise libanaise recevra environ un million de dollars pour vérifier la « bonne exécution technique et financière du contrat », comme l'explique le conseiller municipal Rachid Achkar.
Cette somme correspond à environ 3 % des 30 à 35 millions de dollars que coûte ce projet d'équipement en vidéosurveillance confié le 10 janvier 2014 à la société Guardia Systems. La procédure suivie pour cet appel d'offres fermé avait été contestée par certains élus du conseil municipal pour son caractère expéditif. Depuis, Guardia Systems aurait déjà finalisé le tiers des travaux, qui doivent être achevés pour la fin 2015.
Selon le plan directeur du projet, le réseau sera réparti sur près de 350 emplacements dans tout Beyrouth, le périmètre de Solidere compris. Il se compose de caméras fixes, de caméras mobiles panoramiques et de modules de reconnaissance automatique de plaque d'immatriculation (ANPR). Un centre de données d'une capacité de 5 000 téraoctets doit permettre de stocker les informations pendant six mois. Le projet prévoit enfin l'installation de plusieurs salles de contrôle, chacune devant être gérée par une cinquantaine d'opérateurs.
« Dar Group avait déjà conçu le plan directeur préalable à l'appel d'offres et avait facturé cette prestation 13 000 dollars.
Ce geste commercial a pesé sur le choix du conseil de faire appel à cette société pour la phase de supervision du projet », précise à L'Orient-Le Jour le président du conseil municipal de Beyrouth, Bilal Hamad, pour justifier le choix de ce prestataire.

