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Liban

Ils ont dit...

Le cheikh Akl druze (au centre) recevant hier une invitation à un congrès sur l’unité islamique qui doit se tenir à Téhéran. L’invitation lui a été remise par une délégation du Rassemblement des ulémas emmenée par les cheikhs Hassan Abdallah et Maher Mezher. Photo Ani

- Ahmad Fatfat, député, membre du bloc du Futur : « Le seul élément positif à l'heure actuelle est le commencement du dialogue entre le Hezbollah et le courant du Futur. Mais sur le fond, le Hezbollah n'a exprimé aucune disposition à débattre des dossiers. C'est ce qui s'est dégagé de la première séance préparatoire. Comme l'a affirmé le chef du bloc du Futur, le président Fouad Siniora, lors de la commémoration de l'assassinat de Mohammad Chatah, si le Hezbollah ne procède pas à un changement fondamental de sa manière d'approcher les intérêts nationaux, le dialogue n'aboutira à aucun résultat sérieux. Pour l'instant, les positions du Hezbollah sont paradoxales : alors que son secrétaire général adjoint déclare que l'heure est pour une entente sur la présidentielle, le parti agit comme si toutes les questions étaient ajournées. Quoi qu'il en soit, la prochaine séance de dialogue doit se tenir le 5 janvier et le lieu reste à révéler. Il n'existe aucun ordre du jour, mais les échanges portent principalement sur l'apaisement des tensions, la situation sécuritaire et la présidentielle. Force est de rappeler que le président Saad Hariri a toujours déclaré que le courant du Futur appuiera toute entente des parties chrétiennes sur la présidentielle. »

- Mohammad Hajjar, député, membre du bloc du Futur : « Il est encore tôt pour juger des effets du dialogue entamé avec le Hezbollah, surtout que nous sommes encore à la première séance. Il est certain néanmoins que le président Saad Hariri est soucieux de limiter les répercussions des développements régionaux sur le pays. L'apaisement est nécessaire sous la vacance présidentielle maintenue délibérément. Le seul moyen de transformer un dialogue de parole en dialogue d'action serait donc de traiter les raisons des tensions, en examinant notamment la question de la présidentielle. Ce que nous souhaitons en somme, c'est de faciliter l'apaisement intérieur, de manière à créer les circonstances propices à l'élection d'un président consensuel. »

- Émile Rahmé, député de Baalbeck : « Il ne faudrait pas minimiser l'objectif d'apaisement qui a été fixé pour le dialogue Hezbollah-Futur. Je doute par ailleurs que les développements au niveau du Tribunal spécial pour le Liban affectent ce dialogue. Pour ce qui est de la présidentielle, le Hezbollah ne reviendra pas sur ses positions déclarées et son appui à la candidature du député Michel Aoun, quelles que soient les circonstances. Il est erroné de croire en une divergence de positions sur ce point entre le président Nabih Berry, Hassan Nasrallah et le député Sleiman Frangié. Certes, le dialogue attendu entre le Courant patriotique libre et les Forces libanaises reste préférable à la froideur des rapports entre les deux parties et permet surtout d'immuniser la scène chrétienne. Néanmoins, la seule logique que doivent adopter les parties maronites concernées est celle d'appuyer, pour la présidence, le chef du plus grand bloc parlementaire. »

- Le cheikh Akl druze devant une délégation du Rassemblement des ulémas (proche du Hezbollah) : « Il est important que les efforts de dialogue et de rapprochement entre les communautés musulmanes dépassent le cadre symbolique pour servir des objectifs pratiques de fédération des citoyens. Il est primordial de réunir tous les efforts pour relever les défis actuels et faire face à ceux qui tentent de semer la discorde entre musulmans, et entre chrétiens et musulmans. »

- Rachid Derbas, ministre des Affaires sociales : « Je m'attends à des résultats lors du dialogue entre le Hezbollah et le courant du Futur. Le seul consentement au dialogue est révélateur de l'existence de concessions mutuelles. Le choix du dialogue prouve que les forces chrétiennes ne sont pas près de trouver une solution pour la présidentielle, mais indique aussi que le fardeau politique et démographique des réfugiés syriens est devenu trop lourd pour le pays. La présidentielle n'aura lieu qu'avec l'accord de toutes les parties du pays, mais je ne pense pas que le dialogue réussira à produire le nom d'un candidat. Le problème pour l'instant n'est pas le général Michel Aoun, mais celui de choisir entre un président servant un agenda précis et un président aux positions médianes. »

- Ahmad Fatfat, député, membre du bloc du Futur : « Le seul élément positif à l'heure actuelle est le commencement du dialogue entre le Hezbollah et le courant du Futur. Mais sur le fond, le Hezbollah n'a exprimé aucune disposition à débattre des dossiers. C'est ce qui s'est dégagé de la première séance préparatoire. Comme l'a affirmé le chef du bloc du Futur, le président Fouad Siniora, lors de la commémoration de l'assassinat de Mohammad Chatah, si le Hezbollah ne procède pas à un changement fondamental de sa manière d'approcher les intérêts nationaux, le dialogue n'aboutira à aucun résultat sérieux. Pour l'instant, les positions du Hezbollah sont paradoxales : alors que son secrétaire général adjoint déclare que l'heure est pour une entente sur la présidentielle, le parti agit comme si toutes les...
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