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Économie - Crise

La possibilité d’un « grexit » revient, mais ne menace plus la zone euro

La perspective d'une victoire de la gauche radicale aux prochaines législatives anticipées en Grèce fait ressurgir les craintes d'une sortie du pays de la monnaie unique, le fameux « grexit », mais peu d'analystes craignent désormais une contagion de la crise à l'ensemble de la zone euro.
Des législatives anticipées auront lieu le 25 janvier, a annoncé hier le Premier ministre grec Antonis Samaras à l'issue du vote du Parlement grec contre le candidat du gouvernement Stavros Dimas à la présidence de la République.
La Commission européenne n'avait pas fait mystère de son soutien à M. Dimas hier, le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a appelé les électeurs grecs à « soutenir les réformes favorables à la croissance », jugées « essentielles pour que la Grèce prospère à nouveau au sein de la zone euro ».
Rien n'est joué d'avance, soulignent plusieurs analystes : les Grecs n'ont jamais porté au pouvoir un parti radical, note ainsi Jan Techau, directeur du centre de réflexion Carnegie Europe. Holger Schmieding, analyste de Berenberg, rappelle qu'en juin 2012, ils avaient finalement opté pour la coalition conservateurs-socialistes de M. Samaras aux dépens de Syriza.
Mais si aucun accord n'intervenait avec ses créanciers, elle pourrait faire défaut et sortir de la zone euro. Ce scénario du « grexit » a « 30 % de chances » de se produire, estime Holger Schmieding.
Pourtant, ce qui serait « une tragédie pour la Grèce ne se transformerait sans doute pas en une crise systémique pour la zone euro », qui a bâti plusieurs lignes de défense depuis le plus fort de la crise, souligne-t-il.
Il cite notamment son pare-feu financier, le Mécanisme européen de stabilité, et la promesse de la BCE de faire « tout ce qui est en son pouvoir » pour préserver la monnaie unique. S'y ajoute le fait que d'autres pays fragiles de la zone euro, comme l'Irlande ou l'Espagne, semblent tirés d'affaire. Le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, a d'ailleurs exclu hier toute contagion de la crise grecque à son pays, relevant que les deux économies étaient très différentes.
Plus pessimiste, Jacques Cailloux, de Nomura Securities, juge que la sortie de la Grèce de la zone euro serait « le seul événement qui pourrait avoir un effet de contagion très fort ». Mais à ce stade, tempère-t-il, les marchés sont beaucoup plus sensibles aux futures décisions de la BCE pour soutenir son économie, comme des rachats massifs d'actifs, qu'à ce qui pourrait se passer en Grèce. Les investisseurs attendent en particulier des annonces lors de la prochaine réunion de la Banque centrale le 22 janvier, soit trois jours avant les législatives grecques.

La perspective d'une victoire de la gauche radicale aux prochaines législatives anticipées en Grèce fait ressurgir les craintes d'une sortie du pays de la monnaie unique, le fameux « grexit », mais peu d'analystes craignent désormais une contagion de la crise à l'ensemble de la zone euro.Des législatives anticipées auront lieu le 25 janvier, a annoncé hier le Premier ministre grec Antonis Samaras à l'issue du vote du Parlement grec contre le candidat du gouvernement Stavros Dimas à la présidence de la République.La Commission européenne n'avait pas fait mystère de son soutien à M. Dimas hier, le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a appelé les électeurs grecs à « soutenir les réformes favorables à la croissance », jugées « essentielles pour que la Grèce prospère à nouveau au sein de...
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