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Liban

Ils ont dit...

– Nawaf Moussawi, député du Hezbollah, à l'occasion d'un déjeuner de Noël donné par son parti à Maroun el-Rass en honneur des dignitaires chrétiens du Sud : « Le Liban est l'antinomie existentielle de l'entité sioniste et takfirie. Notre responsabilité à tous est de préserver cette nation, c'est pourquoi notre voie est celle du dialogue. Ce dialogue nous avait permis dans le passé d'aboutir à une entente modèle avec nos partenaires du Courant patriotique libre, qui reste, selon nous, un moule dont peuvent bénéficier les différentes parties politiques. Nous entamons aujourd'hui un dialogue avec le courant du Futur. Le dialogue entre le courant du Futur et le Hezbollah n'est pas un dialogue entre deux communautés, qui prétendent représenter les autres, ou les occulter. Il s'agit d'un dialogue entre deux partis et orientations politiques, qui ne prétendent pas accaparer les autres orientations politiques. (...). Nous souhaitons que ce dialogue, que nous prenons avec sérieux, profite à nos alliés des deux bords et pave la voie à une entente nationale libanaise fédératrice (...). Nous accordons à nos alliés notre entière confiance pour tout dialogue qu'ils envisagent. »

– Cheikh Naïm Kassem, secrétaire général adjoint du Hezbollah, lors d'une cérémonie de remise des diplômes :
« Nous avons toujours favorisé le dialogue, puisque celui-ci conduit à quelques solutions adéquates, limitant ainsi les échanges hostiles, souvent inutiles, entre les différents bords. Nous avions soutenu le dialogue entre le courant du Futur et le Courant patriotique libre, et soutenons tout nouveau dialogue entre les différentes parties.
Le dialogue (Hezbollah-Futur) fait partie intrinsèque de la stabilité politico-sociale. Il vise à limiter les incitations à la haine confessionnelle et à contenir les tensions. Il consolide le terrain de la lutte de tous contre le terrorisme, ce danger qui menace toutes les parties. Il fournit enfin l'occasion d'un échange transparent et profond concernant tous les dossiers, même si les solutions demeureront partielles (...). »

– Mohammad Safadi, député de Tripoli : « Le dialogue entamé entre le courant du Futur et le Hezbollah, sous le parrainage du président de la Chambre, est louable. (...). Nous souhaitons un élargissement de ce dialogue pour inclure tous les Libanais et unifier leur volonté d'élire un président de la République. »

– Ali Osseirane, député, membre du bloc Berry : « Chaque Libanais est concerné par le dialogue et le rapprochement entre le Futur et le Hezbollah. Face au vide qui ébranle les fondements du pays, il est temps de nous hisser au stade du règlement de nos problèmes sans compter sur une partie extérieure. »

– Khodr Habib, député, membre du bloc du Futur : « Le courant du Futur participe en toute sincérité au dialogue avec le Hezbollah, principalement pour limiter les tensions dans la région. Néanmoins, il ne compromettra pas ses principes sur l'État, le Tribunal spécial pour le Liban, les armes et la déclaration de Baabda. »

– Alaeddine Terro, député, membre du Rassemblement démocratique : « Le dialogue Hezbollah-Futur peut aboutir à des résultats concrets, notamment la stabilité et la nécessité d'élire un président de la République, même si aucun nom n'est proposé. C'est pourquoi il est nécessaire qu'un autre dialogue s'ensuive, entre les Forces libanaises et le Courant patriotique libre. »

– Atef Majdalani, député, membre du bloc du Futur : « La récente déclaration du président Saad Hariri (leader du courant du Futur, NDLR) montre clairement qu'il existe des points litigieux avec le Hezbollah, dont le règlement ne relève pas du parti chiite. Le dialogue se concentre sur d'autres sujets. Il doit permettre d'optimiser la mise en œuvre du plan sécuritaire et d'élaborer une feuille de route pour la présidentielle. »

– Moustapha Allouche, ancien député, membre du bureau politique du courant du Futur : « À mon avis, nous ne pouvons pas assurer la stabilité de l'État sans le monopole de la violence légitime. Ce que nous pouvons néanmoins réaliser, c'est la reprise du dialogue dans le but de calmer les tensions (...). Le dialogue entre le Hezbollah et le Futur est mieux que rien, puisque son seul déroulement suffit pour rassurer les citoyens (...). Les dossiers seront examinés graduellement et successivement. Mais les grandes solutions, y compris l'élection d'un président de la République, attendent un changement régional (...). La présidentielle ne peut être résolue actuellement sans une entente sur l'idée d'un candidat consensuel. »

– Sélim Salhab, député, membre du bloc du Changement et de la Réforme : « La relance du dialogue Hezbollah-Futur a porté sur de nombreux éléments positifs, que dénotent notamment la discrétion médiatique et la concision du communiqué, aux significations politiques très claires. Je souhaite que ce dialogue soit complété par le dialogue Aoun-Geagea, qui doit commencer. La tenue de ce dialogue a été confirmée, mais la date n'a toujours pas été fixée, pour des considérations d'ordre sécuritaire. »

– Nawaf Moussawi, député du Hezbollah, à l'occasion d'un déjeuner de Noël donné par son parti à Maroun el-Rass en honneur des dignitaires chrétiens du Sud : « Le Liban est l'antinomie existentielle de l'entité sioniste et takfirie. Notre responsabilité à tous est de préserver cette nation, c'est pourquoi notre voie est celle du dialogue. Ce dialogue nous avait permis dans le passé d'aboutir à une entente modèle avec nos partenaires du Courant patriotique libre, qui reste, selon nous, un moule dont peuvent bénéficier les différentes parties politiques. Nous entamons aujourd'hui un dialogue avec le courant du Futur. Le dialogue entre le courant du Futur et le Hezbollah n'est pas un dialogue entre deux communautés, qui prétendent représenter les autres, ou les occulter. Il s'agit d'un dialogue entre deux partis et...
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