*Samir Geagea, leader du parti des Forces libanaises, dans une interview au quotidien saoudien al-Jazira, après sa visite en Arabie saoudite : « La relation du Liban et des leaders politiques (libanais) avec l'Arabie saoudite n'est pas nouvelle. Il s'agit d'une relation historique qui a commencé depuis l'indépendance (de 1943) et qui s'est poursuivie de manière continue. Je voudrais dans ce cadre insister sur un point très important qui est soulevé devant moi lors de mes visites en Arabie saoudite, à savoir que tout ce que désire l'Arabie saoudite du Liban est qu'il soit lui-même, c'est-à-dire qu'il y ait un État fort capable de préserver les frontières, et de sauvegarder la sécurité et la stabilité. Les Saoudiens ont une vision spéciale du Liban. Ils considèrent qu'il est différent de ce qui l'entoure dans la région et qu'il représente un joyau qu'il faut préserver à tout prix. Cela explique mon attachement à la relation avec l'Arabie saoudite. »
* Cheikh Abdellatif Deriane, mufti de la République, au terme d'un entretien à Riyad avec le prince héritier Salmane ben Abdel Aziz : « Les musulmans et les chrétiens au Liban suivent la même voie et ont le même avenir. Nul ne peut manipuler cette relation. Nous nous opposerons à toute discorde confessionnelle et sectaire. Notre projet est celui de l'État national, capable et juste qui protège toutes les parties. Notre seul ennemi est l'ennemi israélien. Quant au terrorisme qui pointe à l'horizon au nom de la religion, nous ne pourrons l'affronter que par une attitude unifiée chrétienne et musulmane. »
* Sélim Sayegh, ancien ministre Kataëb, à l'issue d'un entretien à Bkerké avec le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï : « Il est nécessaire de relancer le dialogue interchrétien initié par le patriarche car il n'est pas concevable que les chrétiens se cantonnent dans une attitude d'attentisme. Ils doivent reprendre l'initiative, et il est nécessaire de se tenir aux côtés de Bkerké car le patriarche bénéficie d'un appui international et du Vatican en vue de trouver une issue à la crise dans laquelle se débat le Liban. »
* Farès Souhaid, ancien député, coordinateur du secrétariat général du 14 Mars, au sujet de l'élection présidentielle en Tunisie : « Le peuple tunisien a la chance de ne pas avoir un Hezbollah ou une organisation armée qui est soumise à des ordres extérieurs et qui fait prévaloir l'intérêt d'une force étrangère au détriment de l'intérêt national global. Les Libanais ont mené un soulèvement en vue de l'indépendance en 2005, et ce soulèvement a été le précurseur dans le monde arabe. Les Libanais ne devraient donc pas minimiser leur acquis sur ce plan. Si aujourd'hui chaque communauté au Liban vit ses appréhensions indépendamment des autres factions, c'est en raison du comportement aventureux et irresponsable auquel se livre le Hezbollah depuis 2005. »
* Nagib Mikati, ancien Premier ministre : « Le dialogue entre le courant du Futur et le Hezbollah est une étape positive et nécessaire qui réduit les tensions politiques et favorise la recherche de dénominateurs communs en vue d'aboutir à une entente libano-libanaise. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef