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Sport - Football - Ligue 1

Marseille champion d’automne, le PSG dans le doute

L'Olympique de Marseille est champion d'automne. Vainqueur de Lille au Vélodrome (2-1), l'OM termine la phase aller tout en haut du classement. Avec un total de points (41, meilleur total depuis la saison 1998-1999) qui en dit long sur le parcours des Marseillais de Marcelo Bielsa pendant ces 19 premières journées...

Marseille a terminé la phase aller par une victoire, la 9e d’affilée au Vélodrome. Soit la meilleure série du club depuis la saison 1990/1991. Surtout, il prive le grand rival parisien d’un quatrième titre consécutif de champion d’automne. C’est la conclusion d’une inexorable montée en puissance pour un titre, honorifique certes, mais mérité. Un titre qui peut compter quand on sait que 7 des 10 derniers vainqueurs de la Ligue 1 étaient en tête à la trêve. Photo AFP

Depuis la 6e journée, Marseille a pris les commandes du classement et ne les a plus lâchées. Un cavalier seul débuté le 20 septembre et récompensé par ce titre honorifique. Mais l'OM fait assurément un beau champion d'automne. La palme au football total pratiqué par cette équipe marseillaise sauce Bielsa. Venu avec des principes à Marseille, « El Loco » y est resté fidèle. Mieux : il a convaincu ses joueurs de se plier à ses exigences. Pressing intensif et tout terrain, grosse activité autour du porteur du ballon, importance capitale des latéraux dans le jeu offensif : la recette Bielsa paie pour le moment.
Pendant ce temps, le PSG vient de boucler la première partie de l'exercice 2014-2015 loin du niveau attendu et proposé l'année dernière. Grâce à sa moyenne de deux points par match, l'équipe reste dans la course, mais elle devra monter le son et accélérer le rythme si elle veut conserver son titre.
Avec un Marseille champion d'automne, un Lyon qui vient de le dépasser au classement, Paris, 3e de Ligue 1, n'est plus le favori indiscutable du championnat.

Un recrutement à côté
Certes, David Luiz possède un niveau qui se situe entre bon joueur et grand joueur. Globalement, c'est une bonne recrue, et grâce à un état d'esprit irréprochable, il diffuse des ondes positives dans le vestiaire. Mais la priorité du recrutement n'était pas un défenseur. Le PSG manquait d'un joueur de côté, et si l'affaire a semblé impossible avec Hazard (Chelsea), il aurait fallu d'emblée jeter son dévolu sur Di Maria, finalement passé du Real Madrid à Manchester United. L'Argentin aurait changé le PSG et instauré une concurrence en attaque qui manque actuellement.

Une préparation estivale incohérente
Le PSG souffre principalement d'un manque d'intensité dans le jeu. C'est mou et lent. La préparation athlétique, fondamentale en début de saison, cloche donc. Le retour des mondialistes au compte-gouttes n'a pas permis une harmonisation de l'effectif, mais le club a commis de lui-même une erreur avec une tournée asiatique (25 juillet-3 août) que même Ibrahimovic a détestée.
Des températures suffocantes, une humidité infernale, de la pollution, des opérations marketing perturbantes. Le recrutement et la préparation conditionnent une saison : ces deux rendez-vous essentiels ont été ratés.

Le management de Blanc
« Il sera un peu moins souple. » Voilà comment Blanc imagine son management lors de la seconde partie de saison. En expliquant qu'il allait le modifier, l'entraîneur admet donc en creux une erreur sur les six premiers mois. Cause ou conséquence de sa méthode : les joueurs ont pris des libertés avec les exigences du haut niveau, ne s'impliquant pas totalement dans la vie du club, ni aux entraînements. Il n'est jamais trop tard pour changer, mais Blanc a déjà perdu une partie de son autorité sur son groupe.

Le laisser-aller des cadres
Certains cadres se présentent sur le terrain avec un niveau souvent scandaleux. Marquinhos, Pastore, Lucas, Maxwell et Sirigu n'ont pas déçu dans cette première partie de championnat. Les autres affichent des insuffisances coupables, comme Thiago Silva, trop fragile mentalement ; Thiago Motta, dépassé physiquement ; Cavani, qui réussit le plus difficile mais rate le plus facile. Ils ne tirent pas vers le haut une équipe privée de son sauveur (Ibra) pendant deux mois et qui n'a pas retrouvé ses meilleures sensations.

Un club mal structuré
Laurent Blanc est laissé chaque semaine seul devant les micros. Ou alors c'est son président, Nasser al-Khelaïfi, que l'on voit, et il distille parfois une parole surprenante, comme après la défaite à Barcelone : « J'espère que c'est la dernière de la saison. »
Trop proche des joueurs, le dirigeant réduit la marge de manœuvre de l'entraîneur. Il manque aussi un directeur sportif au PSG, capable de proposer une autre forme d'autorité et une autre interface pour ces joueurs en froid avec Blanc.

Depuis la 6e journée, Marseille a pris les commandes du classement et ne les a plus lâchées. Un cavalier seul débuté le 20 septembre et récompensé par ce titre honorifique. Mais l'OM fait assurément un beau champion d'automne. La palme au football total pratiqué par cette équipe marseillaise sauce Bielsa. Venu avec des principes à Marseille, « El Loco » y est resté fidèle. Mieux : il a convaincu ses joueurs de se plier à ses exigences. Pressing intensif et tout terrain, grosse activité autour du porteur du ballon, importance capitale des latéraux dans le jeu offensif : la recette Bielsa paie pour le moment.Pendant ce temps, le PSG vient de boucler la première partie de l'exercice 2014-2015 loin du niveau attendu et proposé l'année dernière. Grâce à sa moyenne de deux points par match, l'équipe reste dans la...
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