US : prix moyen du galon d’essence
L'analyse du contre-choc pétrolier reste une question centrale. Si l'on y voit avant tout une source de déstabilisation (crise en Russie, contagion aux émergents, turbulences financières), il faut craindre en effet un sérieux contrecoup sur l'investissement. En même temps, il ne faut pas oublier l'énorme transfert de ressources que cela représente à l'avantage du consommateur. Le gain total représente environ 100Md$ pour les ménages US, somme qui pourra être dépensée ailleurs dans l'économie. Les indices de confiance des consommateurs ont d'ailleurs connu une forte amélioration ces derniers temps. Les premiers signes concrets ont été vus dans le rapport sur l'emploi de novembre qui affichait un gain de 321 000 emplois et dans les ventes au détail qui étaient en progression de 0,7 % sur le mois (+0,9 % hors essence). Ces bons chiffres devraient être confirmés par le rapport complet sur les revenus et dépenses des ménages publié mardi. Les dépenses de consommation sont attendues en hausse de 0,5 % en termes nominaux. La baisse des prix du pétrole s'étant accentuée en décembre, l'accélération de la consommation devrait aussi se poursuivre et il ne semble pas impossible qu'elle atteigne les +4 % t/t en rythme annualisé au T4 2014 et au T1 2015. Avec une telle performance, une croissance du PIB réel à 3 % en 2015 serait presque une hypothèse conservatrice.

