Le Comité des ulémas, appelé par les familles des otages militaires à négocier la libération de leurs proches, a affirmé lundi avoir reçu le feu vert d'un service sécuritaire libanais afin de rencontrer les jihadistes, rapporte le quotidien as-Safir.
Dimanche, le cheikh Houssam el-Ghali, membre du Comité, avait été arrêté en compagnie de deux Syriens alors qu'ils se rendaient dans le jurd de Ersal dans la Békaa, où les jihadistes retiennent en otage 25 militaires et policier depuis août. Il devait rencontrer un chef du Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda), l'un des deux groupes ravisseurs, avec l'Etat islamique (EI). Ces formations jihadistes ont déjà assassiné quatre militaires, dont deux par décapitation. Dimanche soir, le cheikh el-Ghali a été relâché par les autorités libanaises après avoir été interrogé. L'un des Syriens l'accompagnant était muni d'une ceinture d'explosifs, a rapporté la LBC.
Des sources proches du Comité affirment à as-Safir que le cheikh el-Ghali se serait rendu dans le jurd de Ersal afin d'obtenir une promesse écrite d'al-Nosra de ne pas exécuter d'autres otages. Elles affirment également qu'il n'était pas au courant que l'un de ses accompagnateurs était muni d'explosifs. Ces sources estime que "le comité des ulémas est devenu dérangeant pour tout le monde", rapporte as-Safir.
Le Comité des ulémas, présidé par le cheikh Salem Rafeï, a demandé lundi dernier à être officiellement mandaté par le gouvernement libanais pour mener une médiation avec les jihadistes. Toutefois, le Premier ministre libanais Tammam Salam a assuré vendredi que le gouvernement n'a mandaté personne pour négocier la libération des otages. Dimanche dernier, le Qatar avait annoncé avoir mis fin à ses efforts de médiation avec le Front al-Nosra.
Dimanche, le cheikh Houssam el-Ghali, membre du Comité, avait été arrêté en compagnie de deux Syriens alors qu'ils se rendaient dans le jurd de Ersal dans la Békaa, où les jihadistes retiennent en otage 25 militaires et policier depuis août. Il devait rencontrer un chef du Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda), l'un des deux groupes ravisseurs, avec l'Etat islamique (EI). Ces formations jihadistes ont déjà assassiné quatre militaires, dont deux par décapitation. Dimanche soir, le cheikh el-Ghali a été relâché par les autorités libanaises après avoir été...


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