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Dernières Infos - Assassinat Hariri

Hamadé devant le TSL : D’anciens ministres aounistes des Télécoms ont entravé les processus d'enquête

Le député et ancien ministre Marwan Hamadé a accusé jeudi devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) qui juge les assassins de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, d'anciens ministres des Télécoms d'avoir entravé les processus d'enquête.

"Certains ministres des Télécoms, ne voulant pas que les enquêtes progressent, ont volontairement bloqué des transferts d'informations téléphoniques à la veille d'attentats tel celui de Wissam el-Hassan" (ancien chef des renseignements des FSI assassiné en 2012, ndlr)", a souligné M. Hamadé, lui-même ancien ministre des Télécoms. Il a expliqué que ces ministres, qu'il n'a pas nommés, une fois installés à leur poste, mettaient dans certains cas des conditions à tout transfert au Tribunal d'informations téléphoniques, ralentissant le travail de M. Brammertz (l'ancien procureur du TSL, ndlr). M. Hamadé a toutefois précisé que "ces entraves, mises par des ministres alliés au Hezbollah, étaient souvent levées par la suite".

Interrogé plus tard par le juge Ré sur l'appartenance politique de ces ministres, M. Hamadé a indiqué qu'ils appartenaient "au Bloc présidé par le général Michel Aoun".

 

Marwan Hamadé a commencé à témoigner le 17 novembre. Lors des premiers jours de son témoignage, M. Hamadé est revenu sur le fil des événements et le climat politique qui ont précédé l'assassinat de Rafic Hariri en février 2005. M. Hamadé, premier responsable politique libanais à témoigner devant cette instance, depuis l'ouverture du procès en février 2014.

 

 

Le député et ancien ministre Marwan Hamadé a accusé jeudi devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) qui juge les assassins de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, d'anciens ministres des Télécoms d'avoir entravé les processus d'enquête.
"Certains ministres des Télécoms, ne voulant pas que les enquêtes progressent, ont volontairement bloqué des transferts d'informations téléphoniques à la veille d'attentats tel celui de Wissam el-Hassan" (ancien chef des renseignements des FSI assassiné en 2012, ndlr)", a souligné M. Hamadé, lui-même ancien ministre des Télécoms. Il a expliqué que ces ministres, qu'il n'a pas nommés, une fois installés à leur poste, mettaient dans certains cas des conditions à tout transfert au Tribunal d'informations téléphoniques, ralentissant le travail de M. Brammertz (l'ancien...