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Économie - Crise

La croissance turque ralentit nettement au troisième trimestre

La Turquie, 17e puissance mondiale, a pour ambition de figurer parmi les dix premières économies du monde d’ici à 2023. Archives/AFP

Le ralentissement de la croissance de l'économie turque s'est confirmé au troisième trimestre avec un taux nettement en deçà des attentes à 1,7 % en glissement annuel, a annoncé hier l'Institut turc de la statistique (Tuik).
Selon les chiffres publiés par cet organisme public, la chute de ce taux, qui était de 4,8 % au premier trimestre et de 2,2 % au deuxième, est notamment due à un recul de la demande intérieure turque.
Le gouverneur de la Banque centrale a imputé cette contraction au repli de la production agricole. « Le secteur de l'agriculture et la baisse de la production agricole sont essentiellement responsables », a dit Erdem Basci devant la presse.
Les marchés tablaient sur un taux de croissance de 2,90 % à 3 % pour le trimestre écoulé en Turquie qui a pris le premier décembre la présidence du G20, le groupe des 20 économies les plus riches et les plus puissantes de la planète, pour la première fois de son histoire.
Le gouvernement turc a revu en octobre à la baisse ses prévisions de croissance pour l'année 2014 de 4 % à 3,3 % en raison notamment de la conjoncture internationale et du conflit syrien aux portes de la Turquie qui accueille sur son sol saturé 1,7 million de réfugiés de ce pays.

Grandes ambitions
La Turquie, 17e puissance mondiale, a pour ambition de figurer parmi les dix premières économies du monde d'ici à 2023.
Une politique de grands travaux a ainsi été lancée, avec la construction de milliers de kilomètres de voie de chemin de fer, de trois centrales nucléaires, mais aussi de grands ports. Des projets pharaoniques comme le plus grand aéroport du monde qui sera également le troisième d'Istanbul ou encore le tunnel sous le Bosphore sont en outre en cours à Istanbul, suscitant la controverse dans le pays.
La prévision de croissance du gouvernement pour 2015 a été fixée à 4 % et celles pour les années 2016 et 2017 à 5 %.
Conjugués à la conjoncture économique internationale et au resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale turque, ces facteurs géopolitiques ont contraint la plupart des analystes à réviser à la baisse leurs propres estimations. Le Fonds monétaire international (FMI) table sur une croissance de 2,3 % pour l'année en cours.
La croissance turque a été de 5 % en moyenne depuis l'arrivée au pouvoir en 2002 du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), dont l'ancien chef et ex-Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a été élu président en août dernier.
M. Erdogan est un fervent partisan d'une baisse par la Banque centrale des taux d'intérêt afin de doper la croissance du pays, mais cette institution indépendante n'a pour l'heure pas cédé à ses pressions répétées.

Le ralentissement de la croissance de l'économie turque s'est confirmé au troisième trimestre avec un taux nettement en deçà des attentes à 1,7 % en glissement annuel, a annoncé hier l'Institut turc de la statistique (Tuik).Selon les chiffres publiés par cet organisme public, la chute de ce taux, qui était de 4,8 % au premier trimestre et de 2,2 % au deuxième, est notamment due à un recul de la demande intérieure turque.Le gouverneur de la Banque centrale a imputé cette contraction au repli de la production agricole. « Le secteur de l'agriculture et la baisse de la production agricole sont essentiellement responsables », a dit Erdem Basci devant la presse.Les marchés tablaient sur un taux de croissance de 2,90 % à 3 % pour le trimestre écoulé en Turquie qui a pris le premier décembre la présidence du G20, le...
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