Un policier a été tué dans une attaque "terroriste" dans un village chiite à Bahreïn, un petit pays du Golfe secoué par une vague de violences depuis le début en 2011 de la contestation contre le régime, a annoncé mardi le ministère de l'Intérieur. L'attaque a eu lieu lundi soir à Damistan, au sud-ouest de Manama, où le policier "accomplissait son devoir", a ajouté le ministère, indiquant, sans autre précision, qu'une enquête était en cours sur les circonstances de l'attaque. Les forces de sécurité ont installé un cordon de sécurité autour de Damistan et renforcé les contrôles sur les routes menant au village, ont indiqué des habitants.
Le ministre bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled Ben Ahmed Al-Khalifa, a évoqué une implication du Hezbollah chiite libanais dans l'attaque. "Un autre policier tombe en martyr à Bahreïn. Il a été tué par une bombe fabriquée par le Hezbollah, ce parti terroriste", a-t-il commenté sur Twitter.
C'est la première attaque meurtrière contre les forces de sécurité depuis les élections législatives organisées fin novembre à Bahreïn et boycottées par l'opposition, conduite par l'influent mouvement chiite Al-Wefaq.
Le Wefaq, qui avait prévenu que le dernier scrutin législatif n'aiderait pas à sortir Bahreïn de sa crise politique, a rapidement pris ses distances avec l'attaque de Damistan, en réaffirmant son "rejet catégorique de toute action violente".
Dans un communiqué, le Wefaq et les autres groupes de l'opposition ont souligné le caractère "pacifique" de leur action et réitèrent leur "refus de la violence d'où qu'elle provienne et sous n'importe quel prétexte".
L'impasse politique est totale à Bahreïn, où l'opposition réclame l'instauration d'une véritable monarchie constitutionnelle alors que le pouvoir refuse de faire des concessions de fond.
Les attaques contre les forces de sécurité se sont intensifiées cette année à Bahreïn, où trois policiers, dont un officier des Emirats arabes unis, avaient été tués le 3 mars dans un attentat à la bombe dans une localité chiite.
Un autre policier avait été tué le 15 février, également dans une attaque à la bombe dans un village chiite lors de protestations marquant le troisième anniversaire du mouvement de contestation, animé par la majorité chiite dans ce petit royaume dirigé par une dynastie sunnite.
Face à la poursuite de la contestation, les autorités ont alourdi l'an dernier les peines pour les auteurs de violences et introduit la peine de mort ou la prison à perpétuité en cas de morts ou de blessés.
Le ministre bahreïni des Affaires étrangères, cheikh Khaled Ben Ahmed Al-Khalifa, a évoqué une implication du Hezbollah chiite libanais dans l'attaque. "Un autre policier...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine