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Économie - Finances

La BCE s’inquiète de la situation de la zone euro, mais n’agit pas

La Banque centrale européenne (BCE) a laissé inchangés hier ses taux directeurs, malgré des prévisions économiques moins optimistes que les précédentes.

La BCE a revu à la baisse ses prévisions économiques de la zone euro. L’institution table dorénavant sur une croissance de 0,8 % cette année dans la zone euro, 1 % l’an prochain et 1,5 % en 2016. Daniel Roland/AFP

Sans surprise, l'institution monétaire de Francfort a maintenu son principal taux directeur à 0,05 %, plus bas historique auquel il avait été amené en septembre. Elle n'a pas non plus touché à son taux de prêt marginal, abaissé à 0,3 % en septembre, ni à son taux de dépôt marginal, porté en juin en territoire négatif pour la première fois de son histoire et qui stationne désormais à -0,20 %.
La BCE a revu ses prévisions économiques. Et celles-ci sont nettement moins optimistes que les précédentes. L'institution table dorénavant sur une croissance de 0,8 % cette année dans la zone euro, 1 % l'an prochain et 1,5 % en 2016, alors que ses précédentes estimations portaient sur 0,9 %, 1,6 % et 1,9 %.
La BCE voit par ailleurs l'inflation, qui est tombée à 0,3 % en novembre, se limiter à 0,5 % cette année, puis 0,7 % en 2015 et 1,3 % en 2016. La progression des prix s'annonce donc moindre que ce que l'institution anticipait encore en septembre : 0,9 % puis 1,1 % et 1,4 %. Et, surtout, loin de son objectif théorique de 2 %.
Bonne nouvelle pour les consommateurs, le ralentissement de la hausse des prix alimente chez les banquiers centraux la crainte d'un décrochage des anticipations d'inflation parmi les acteurs économiques, susceptible de se muer en scénario de déflation. Une telle spirale auto-entretenue de baisse des prix et des salaires incite ménages et entreprises à reporter leurs achats et investissements, et est synonyme de marasme économique.
Malgré ces récents indicateurs décevants sur la conjoncture de la zone euro et l'inflation, la BCE estime qu'il est encore trop tôt pour déployer de nouvelles mesures. C'est ce que prévoyaient les analystes.

Nouvelle offensive début 2015
« Nous sommes prêts à rééquilibrer l'ampleur, le rythme et la composition de nos achats (d'actifs) si nécessaire » et ce « sans délai indu », a récemment affirmé M. Draghi.
L'Italien avait défini deux conditions à une nouvelle intervention : que les moyens déjà mis en œuvre se révèlent insuffisants et que les prévisions d'inflation à moyen terme se dégradent encore.
Pour beaucoup d'analystes, la date la plus probable est mars 2015.

Sans surprise, l'institution monétaire de Francfort a maintenu son principal taux directeur à 0,05 %, plus bas historique auquel il avait été amené en septembre. Elle n'a pas non plus touché à son taux de prêt marginal, abaissé à 0,3 % en septembre, ni à son taux de dépôt marginal, porté en juin en territoire négatif pour la première fois de son histoire et qui stationne désormais à -0,20 %.La BCE a revu ses prévisions économiques. Et celles-ci sont nettement moins optimistes que les précédentes. L'institution table dorénavant sur une croissance de 0,8 % cette année dans la zone euro, 1 % l'an prochain et 1,5 % en 2016, alors que ses précédentes estimations portaient sur 0,9 %, 1,6 % et 1,9 %.La BCE voit par ailleurs l'inflation, qui est tombée à 0,3 % en novembre, se limiter à 0,5 % cette année,...
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