Rechercher
Rechercher

Économie - Crise

La finance islamique, minée par des bénéfices bas et un manque de régulation

L'industrie bancaire islamique est entravée par de faibles bénéfices et « une médiocre » satisfaction du client malgré une croissance impressionnante, ont indiqué des cadres du secteur lors d'une conférence à Bahreïn.
Le secteur, qui fournit des services bancaires conformes à la charia, ou loi islamique, a doublé en volume ces quatre dernières années pour atteindre plus de 2 000 milliards de dollars (1 600 milliards d'euros), et la demande a un énorme potentiel de croissance.
Mais une étude du bureau de consultants EY, publiée à la conférence mondiale sur la banque islamique cette semaine à Bahreïn, a montré que la rentabilité des banques islamiques était inférieure à celle des banques conventionnelles.
L'étude sur des banques islamiques dans neuf pays dont l'Arabie saoudite, la Malaisie et le Koweït a conclu que le retour sur les capitaux propres de ces banques était inférieur de 19 % aux placements dans les banques conventionnelles sur les mêmes marchés.
Cela se traduirait pour les actionnaires par un manque à gagner de plusieurs milliards de dollars, selon l'étude.
L'étude analyse aussi les points de vue exprimés sur les réseaux sociaux par 2,25 millions de clients de banques islamiques qui, selon ses conclusions, ne sont pas satisfaits.

Options d'investissement limitées
Dans le système bancaire islamique, l'emprunt n'est pas soumis à un taux d'intérêt, assimilé à l'usure, interdite par l'islam. Les banques islamiques ne versent pas non plus d'intérêts à taux fixe aux déposants, mais leur proposent une rémunération indexée sur la performance (bénéfices ou pertes) des investissements réalisés.
Jaseem Ahmad, secrétaire général du Conseil des services financiers islamiques, principal organisme régulateur de la finance islamique basé en Malaisie, estime que les faibles bénéfices pourraient être le résultat d'une absence de perspectives d'investissements compatibles avec la charia.
« Dans les banques islamiques, les liquidités sont constituées en espèces et réserves (en devises), ce qui affecte leur rentabilité. Les fonds de trésorerie ne sont pas rentables. Pour les banques islamiques, les options d'investissement sont limitées », dit-il à l'AFP.

L'industrie bancaire islamique est entravée par de faibles bénéfices et « une médiocre » satisfaction du client malgré une croissance impressionnante, ont indiqué des cadres du secteur lors d'une conférence à Bahreïn.Le secteur, qui fournit des services bancaires conformes à la charia, ou loi islamique, a doublé en volume ces quatre dernières années pour atteindre plus de 2 000 milliards de dollars (1 600 milliards d'euros), et la demande a un énorme potentiel de croissance.Mais une étude du bureau de consultants EY, publiée à la conférence mondiale sur la banque islamique cette semaine à Bahreïn, a montré que la rentabilité des banques islamiques était inférieure à celle des banques conventionnelles.L'étude sur des banques islamiques dans neuf pays dont l'Arabie saoudite, la Malaisie et le Koweït a...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut