Les enlèvements se sont multipliés ces derniers temps à Bagdad et y pose un problème de sécurité plus grand que celui du groupe Etat islamique (EI), a indiqué mardi le haut responsable chargé de la sécurité dans la capitale irakienne.
Le général Abdelamir al-Chammari a précisé que le Premier ministre Haidar al-Abadi avait ordonné la création d'une unité spéciale anti-enlèvements au sein du Commandement des opérations à Bagdad. Cette cellule de crise est active depuis quelques jours et M. Chammari a rapporté que sept cellules qui procédaient à des enlèvements avaient déjà été démantelées et plusieurs victimes libérées.
"Les cas d'enlèvements ont augmenté récemment, en conséquence de la mobilisation des services de sécurité (..) et de l'armée à l'extérieur de la ville pour lutter contre le terrorisme", a-t-il expliqué. "Les malfrats ont exploité cette situation pour commencer à mener des enlèvements, la plupart par appât du gain mais aussi parfois pour des raisons confessionnelles", a-t-il précisé dans un communiqué.
Des dizaines de rapts auraient lieu chaque semaine à Bagdad. Si certains sont une conséquence directe des tensions confessionnelles exacerbées par l'offensive des extrémistes sunnites de l'EI, d'autres sont l’œuvre de malfrats cherchant à extorquer des fonds.
Dans la plupart des cas récents, les victimes ont été libérées contre le paiement d'une rançon, selon des sources policières. La "criminalité (...) est actuellement une plus grande menace (à Bagdad) que les activités terroristes", a estimé M. Chammari, en soulignant que cette montée des enlèvements était notamment la conséquence d'une plus grande disponibilité des armes.
Après la débandade de l'armée face à l'EI, qui s'est emparé depuis juin de larges pans de territoires, de nombreux civils ont rejoint des milices chiites. Ces dernières ont joué un rôle important pour contenir l'avancée des jihadistes mais ont aussi été accusées d'abus et violations des droits de l'Homme.
Récemment, des membres de la milice chiite Assaib Ahl al-Haq ont ainsi enlevé un proche du Premier ministre adjoint, selon des hauts responsables de la sécurité.
Le général Abdelamir al-Chammari a précisé que le Premier ministre Haidar al-Abadi avait ordonné la création d'une unité spéciale anti-enlèvements au sein du Commandement des opérations à Bagdad. Cette cellule de crise est active depuis quelques jours et M. Chammari a rapporté que sept cellules qui procédaient à des enlèvements avaient déjà été démantelées et plusieurs victimes libérées.
"Les cas d'enlèvements ont augmenté récemment, en conséquence de la mobilisation des services de sécurité (..) et de l'armée à l'extérieur de la ville pour lutter contre le...


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