Comme c'est le cas depuis trois ans au moins, le Liban a constamment un œil fixé sur les développements en Syrie, non seulement dans la zone du Qalamoun, mais dans toutes les provinces, tant la situation sur le terrain syrien a un impact sur l'intérieur libanais. Le fait de savoir que le Liban bénéficie d'un parapluie international pour préserver un minimum de stabilité ne le rend pas indifférent et imperméable aux événements chez son grand voisin. D'autant que, selon l'Onu, plus de 870 combattants libanais se battent aux côtés des groupes extrémistes de l'opposition (le Liban est le quatrième pays à envoyer des combattants chez Daech après la Tunisie, l'Arabie saoudite et la Jordanie), alors que le Hezbollah a en permanence près d'un millier de combattants en Syrie aux côtés du régime.
Dans le principe, et c'est ce que les officiels libanais ne cessent de dire, le Liban a tout intérêt à ce qu'une solution politique soit trouvée au plus tôt au conflit syrien, ne serait-ce que pour qu'au moins une partie des réfugiés puissent rentrer chez eux. Mais, pour l'instant, ceux qui suivent bien le dossier syrien précisent qu'il n'y a pas encore d'efforts sérieux pour aboutir à un accord politique, surtout en l'absence d'une opposition crédible et unifiée, capable de s'engager et de tenir ses engagements. En l'absence d'une formule sérieuse, c'est donc le terrain qui dicte le rapport de force. Ceux qui suivent le dossier syrien précisent à cet égard que le régime est en train de marquer des points. Même s'il ne contrôle que 40 % du territoire, la partie qui est sous son autorité est celle où il y a les grandes villes et le plus grand nombre d'habitants. Selon ces spécialistes, aujourd'hui, l'enjeu porte sur la grande ville d'Alep qui serait pratiquement sur le point de tomber entre les mains des forces du régime. Celles-ci l'encerclent presque totalement sauf un étroit passage qui permet encore aux combattants de l'opposition de se déplacer et de s'approvisionner en Syrie. Mais si ce dernier verrou tombe, les combattants de l'opposition n'auront plus qu'un seul choix, se rendre ou mourir.
C'est d'ailleurs dans une tentative de desserrer l'étau autour d'Alep que les combattants de l'opposition sont en train de lancer des assauts répétés contre deux enclaves chiites dans le rif nord d'Alep, Nouboul et Zahraa. Jusqu'à présent, les forces loyalistes et les forces populaires présentes dans ces deux enclaves sont en train de repousser les assauts. Mais si les combattants de Daech parvenaient à entrer dans ces localités, des massacres sont à prévoir qui pourraient rendre la situation générale dans le pays encore plus catastrophique. Par contre, si le régime parvient à prendre le contrôle d'Alep, il marquerait une grande victoire, puisqu'il aurait ainsi récupéré toutes les grandes villes du pays à part Raqqa.
En même temps, ce serait un coup pour la Turquie qui considère Alep comme son arrière-cour, les Turcs ayant quasiment pris le contrôle de tous les complexes industriels installés dans la ville et ses environs. Selon les spécialistes du dossier syrien, ce n'est pas un hasard si l'envoyé spécial de l'Onu chargé du dossier syrien Staffan De Mistura a choisi de proposer une pacification d'Alep, en guise de première tentative d'accord entre le régime et l'opposition sur une portion de territoire. Si cette tentative fonctionne sur une partie, même limitée de territoire, elle pourra par la suite être élargie à des espaces plus importants. C'est là le principe exposé par le diplomate italo-suédois. Mais, en réalité, Alep n'est pas un petit territoire. Au contraire, c'est un gros morceau, où l'avantage est actuellement aux forces du régime. C'est pourquoi, il semble que la proposition de De Mistura se heurte à de vives oppositions de la part de toutes les parties concernées de près ou de loin par cette démarche.
Sur les autres fronts, la situation est aussi favorable aux forces du régime, même à Deir ez-Zor où ses troupes contrôlent la ville. Sauf dans la province de Raqqa, bien sûr, qui est pratiquement sous le contrôle de Daech, mais aussi plus récemment dans la zone de Kuneïtra, ouverte sur Israël où les forces de Damas ont perdu une colline stratégique au profit des combattants d'al-Nosra, suite à une trahison au sein de l'armée, affirment certaines sources. Mais elles ont effectué une contre-offensive qui n'est pas encore terminée.
Alors que la guerre en Syrie est sur le point de boucler sa quatrième année, les forces loyalistes sont en meilleure posture que celles de l'opposition qui, non seulement ne parviennent pas à gagner du terrain, mais sont aussi en train de perdre le contrôle de régions importantes, tout en restant désunies et en lutte ouverte entre elles. Ces données sont désormais prises en compte par les différentes parties libanaises qui estiment qu'il est temps de revoir la position officielle à l'égard de la Syrie. Des sources sécuritaires laissent même entendre que les Américains auraient conseillé aux forces armées libanaises de coordonner leur action avec l'armée syrienne, le long de la frontière dans la zone du Qalamoun et de Zabadani, jusqu'à la Békaa-Ouest et à Rachaya pour lutter contre les combattants de Daech et d'al-Nosra. Mais comme le dossier syrien continue de diviser les Libanais, il n'est pas question pour l'instant de procéder à une volte-face politique claire. L'armée pourrait simplement avoir un feu vert pour un minimum de coordination avec les forces de Damas...
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Scarlett bouge avec le monde qui bouge . On a pas besoin d'etre une lumiere pour comprendre que les choses prennent une tournure differente de ce que le complot occiocn/sio a fait des regions comme l'Irak ou la Lybie . La Syrie a ete agressee sauvagement , mais les resultats escompes ne sont pas la , les destructions ne peuvent pas etre un parametre de victoire ou de defaite , sinon en 45 pouvait on dire que les allies avaient perdu la guerre en raison de ces destructions , au Viet nam aussi et plus pres de chez nous au sud Liban en 2006 ? La guerre n'est pas une question d'un jour , mais de souffle long .Les usurpateurs signent des treves au bout de 50 jours ou meme avant , parce que destruction ou pas , ils ne peuvent pas tenir plus longtemps la tete dans l'eau . Et Scarlett , gentille comme vous etes , vous n'avez pas parle de Poutine en Turquie , allie (in??)defectible de l'occicon et agent zele de l'otan ! cette stuation vaut son importance ou les russes de Poutine mettent un pied dans un pre carre qui etait vierge avant cette visite . Construire une centrale nucleaire a un agent de l'otan d'un montant de 20 milliards de usd alors que l'employe n'avait jamais pu en avoir une de ses employeurs , ca donne des vertiges de rage verdatre aux tripes liquides , tout de meme !
12 h 19, le 02 décembre 2014