Au moins deux personnes ont été tuées hier dans des manifestations, plus de 200 arrêtées et un général assassiné en Égypte.
Le Front salafiste, qui soutient l'ancien président Mohammad Morsi et sa confrérie des Frères musulmans, avait appelé à manifester hier pour « renverser le pouvoir militaire ». Mais les rassemblements ont été limités dans la capitale et rapidement dispersés par la police, qui avec l'armée s'est déployée au Caire et dans les grandes villes du pays. Concernant les victimes, l'une d'entre elles a été tuée « d'une balle dans la poitrine », a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé Hossam Abdel Ghaffar. Mais, selon un ami de cette victime s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, il s'agissait d'un islamiste qui participait régulièrement à des manifestations antigouvernementales. « La police a tiré arbitrairement sur les manifestants », a-t-il assuré. Le ministère de l'Intérieur a cependant affirmé que la police avait essuyé des tirs de la part des manifestants, précisant que l'un d'eux avait été arrêté en possession d'un fusil de chasse. Au total, 224 personnes ont été arrêtées, près de la moitié avant le début des rassemblements, et dix petites bombes ont été désamorcées par les artificiers, selon le ministère. En outre, quelques heures avant le début des manifestations, un général de brigade a été tué et deux soldats blessés par des hommes armés, qui ont ouvert le feu sur le petit groupe qui sortait d'un hôtel dans l'est de la capitale, a indiqué l'armée. Un des soldats a succombé, a indiqué par la suite M. Abdel Ghaffar. Et à Alexandrie, sur la Méditerranée, un officier de l'armée et un policier ont été blessés dans un échange de tirs avec des assaillants inconnus, selon un responsable de la sécurité.
Moyen Orient et Monde - Égypte
De nouvelles manifestations sanglantes au Caire
OLJ / le 29 novembre 2014 à 00h00

