Des civils évacués de Maghdouché à bord d’un VTT.
Alors que les combats se poursuivaient au coude-à-coude entre les miliciens du mouvement Amal et les combattants palestiniens pour le contrôle de la colline de la Vierge à Maghdouché, au Liban-Sud – où les Israéliens sont entrés en jeu hier en bombardant simultanément les positions des deux parties –, et alors que la situation se dégradait à vue d'œil autour des camps palestiniens de la capitale et notamment à Chatila – qu'Amal veut occuper, selon les Palestiniens –, les informations en provenance de la capitale syrienne ont fait état hier soir de l'imminence de la conclusion d'un accord en neuf points pour un règlement de la guerre des camps.
En fait, les négociations pour trouver une solution politique à (cette) guerre n'ont pas connu de répit à Damas, où le secrétaire général du Parti communiste, M. Georges Haoui, a joué le rôle de go-between entre les représentants du FSNP et le leader du mouvement Amal, M. Nabih Berry. M. Haoui devait indiquer à l'issue de ces réunions que « les grandes lignes d'un projet d'accord sont acceptées par toutes les parties concernées, mais il reste quelques détails à régler » (...)
M. Haoui (...) devait rencontrer plus tard dans la nuit M. Abdel Halim Khaddam en présence de MM. Assem Kanso et Issam Mahayri afin de l'informer des détails des négociations.


"Je respecte les sacrifices des rebelles mais quand la décision fut prise de prendre les armes, j'ai su que c'était la fin de la révolution". Après ce tournant, progressivement, des groupes armés ayant comme idéal non pas une démocratie mais une théocratie ont émergé. Ainsi, le militant Ibrahim al-Idlebi, qui a survécu à deux séjours en prison , a été contraint à l'exil pour échapper non pas au régime mais aux islamistes du Front Al-Nosra qui se sont récemment emparés de la majorité des positions rebelles dans sa province natale d'Idleb."Si quelqu'un m'avait dit en 2011 que les choses tourneraient ainsi, je lui aurais rigolé au nez", assure-t-il à l'AFP via internet."La régime a prétendu que les manifestants étaient armés alors qu'ils ne l'étaient pas, puis en fin de compte les gens ont pris les armes", explique-t-il. "Le régime a soutenu qu'il y avait des 'terroristes' en Syrie alors qu'il n'y en avait aucun, puis les terroristes sont arrivés. C'est certainement la faute du régime mais nous avons aidé à donner de la véracité à ses allégations. Nous avons commis erreur après erreur".Et, selon lui, "les rebelles sont engagés aujourd'hui dans une guerre pour le contrôle de territoires, et leurs parrains, notamment Doha et Ryad, utilisent la Syrie comme champ de bataille".Chaque pays est mu par ses propres intérêts "plutôt que par le désir altruiste d'aider les protestataires à renverser Assad", poursuit ce jeune homme. On le lui avait dit , pourtant .
16 h 32, le 28 novembre 2014