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Irak : assauts des jihadistes à Ramadi et près de Kirkouk

AFP
26/11/2014

Les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont lancé mercredi des assauts contre le centre de la ville de Ramadi et près de celle de Kirkouk, défendues par les forces gouvernementales et kurdes, selon des responsables.

Ramadi est le chef-lieu de la province occidentale d'Al-Anbar, frontalière de la Syrie, de l'Arabie saoudite et de la Jordanie, que les jihadistes cherchent à prendre entièrement pour asseoir leur autorité sur la province.

La quasi-totalité d'Al-Anbar est aux mains des jihadistes et l'EI, qui contrôle certains quartiers de Ramadi, a lancé vendredi dernier une nouvelle offensive pour prendre la totalité la cité, en particulier le centre-ville.

Les combats à Ramadi se déroulent près du siège du gouvernement provincial. "Nous défendons et protégeons le complexe gouvernemental", a indiqué le colonel de police Hamid Chandoukh, ajoutant que les jihadistes n'étaient qu'à quelques centaines de mètres du siège.

Les combats ont débuté après le retrait de l'armée et de la police d'Al-Hoz, un secteur allant du sud de Ramadi jusqu'au centre-ville, a-t-il précisé, ajoutant que des centaines de membres des tribus alliées du gouvernement combattaient aux côtés des forces régulières.

Selon l'officier Salah al-Alwani, les combats dans le centre-ville se poursuivent depuis neuf heures. "Si nous perdons Al-Anbar, nous perdrons l'Irak", a déclaré à la télévision le gouverneur de la province Ahmed al-Doulaimi depuis l'Allemagne, où il est soigné après avoir été blessé par un tir d'obus en septembre.

Plus au nord, les combattants kurdes affrontaient les jihadistes qui ont lancé une importante attaque dans la province pétrolière de Kirkouk (240 km au nord de Bagdad), selon un commandant peshmerga Westa Rasul. Les jihadistes "visent Kirkouk et veulent prendre les sites pétroliers".

L'attaque a débuté le matin par un assaut des jihadistes sur trois villages à l'ouest de la ville de Kirkouk et les combats ont duré plusieurs heures, ont précisé M. Rasul et deux autres officiers. L'EI a temporairement réussi à s'emparer d'un des villages, mais les peshmergas, appuyés par des frappes de la coalition dirigée par les Etats-Unis, ont réussi à le reprendre, ont-ils précisé.

Un policier et cinq peshmergas, dont un colonel et le fils d'un homme politique kurde, ont été tués dans les combats, qui ont également fait 28 blessés, ont déclaré des officiers et un médecin. L'EI a lancé le 9 juin une offensive fulgurante dans le nord de l'Irak, s'emparant de vastes pans de cinq provinces face à une armée en déroute.

Celle-ci tente depuis de regagner du terrain avec l'aide des combattants kurdes, de milices chiites et de tribus sunnites. Depuis août, elle compte également sur le soutien aérien de la coalition internationale.

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