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Bahreïn: le pouvoir en faveur du "dialogue", mais opposé au "chaos"

La dynastie sunnite à Bahreïn reste ouverte au "dialogue" avec l'opposition chiite malgré son boycott des élections de samedi, mais ne tolèrera pas le "chaos" dans ce petit royaume du Golfe allié de Washington, a déclaré une ministre.

Dans un entretien avec l'AFP à Manama, la ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Samira Rajab, s'est par ailleurs inquiétée d'interférences "étrangères", tout en souhaitant de "bonnes relations" avec l'Iran voisin.
"La porte du dialogue ne sera jamais fermée (...), y compris au Wefaq", principal groupe de l'opposition chiite, a-t-elle dit à la veille d'élections législatives et municipales boycottées par le Wefaq et quatre autres groupes de l'opposition.
Dirigé par la dynastie des Al-Khalifa, Bahreïn, qui abrite la Ve Flotte américaine, est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite qui réclame une véritable monarchie constitutionnelle.
Depuis le début de cette contestation, émaillée de heurts qui ont fait "au moins 100 morts" selon un bilan cité jeudi par le chef du Wefaq, cheikh Ali Salmane, l'opposition a participé à plusieurs rounds de dialogue national avant de quitter la table des négociations en estimant ne pas obtenir assez de concessions en vue de réformes de la part du pouvoir.
Une ultime proposition faite en septembre par le prince héritier, cheikh Salmane Ben Hamad Al-Khalifa, écouté par l'opposition, n'a pas réussi à relancer ce dialogue.
"Nous ne pouvons pas livrer le pays au chaos", a prévenu Mme Rajab, alors que l'opposition ne cesse de dénoncer une répression féroce de la part des autorités qui ont incarcéré et condamné des dizaines de dissidents chiites.
"La violence n'est pas permise. Elle relève du terrorisme", a encore dit la porte-parole du gouvernement, soulignant que le Moyen-Orient traversait une "période difficile", en référence à l'essor des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.
"Nous sommes en mesure de nous entendre pour mettre fin à nos différends internes. Mais (les interférences) étrangères posent problème car elles ravivent (la tension) et compliquent la situation", a-t-elle souligné, en évoquant "l'Iran, un pays voisin, avec lequel nous souhaitons entretenir de bonnes relations".
L'Iran chiite -- rival régional de l'Arabie saoudite, chef de file de l'islam sunnite et principal soutien de la dynastie des Al-Khalifa -- a été accusé à plusieurs reprises par Manama de s'ingérer dans les affaires de Bahreïn et de soutenir l'opposition chiite.

La dynastie sunnite à Bahreïn reste ouverte au "dialogue" avec l'opposition chiite malgré son boycott des élections de samedi, mais ne tolèrera pas le "chaos" dans ce petit royaume du Golfe allié de Washington, a déclaré une ministre.
Dans un entretien avec l'AFP à Manama, la ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement, Samira Rajab, s'est par ailleurs inquiétée d'interférences "étrangères", tout en souhaitant de "bonnes relations" avec l'Iran voisin."La porte du dialogue ne sera jamais fermée (...), y compris au Wefaq", principal groupe de l'opposition chiite, a-t-elle dit à la veille d'élections législatives et municipales boycottées par le Wefaq et quatre autres groupes de l'opposition.Dirigé par la dynastie des Al-Khalifa, Bahreïn, qui abrite la Ve Flotte américaine, est secoué depuis février...