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Économie - Énergie

Les pays du Golfe peu enclins à réduire leur production pétrolière

Les deux tiers des exportations saoudiennes vont en Asie, moins de 20 % aux États-Unis et 10 % en Europe, selon des chiffres américains. Bilal Qabalan/AFP

Les pays du Golfe, Arabie saoudite en tête, apparaissent peu disposés à accepter, à la réunion de l'Opep du 27 novembre, une réduction de leur production pétrolière sans maintien de leur part dans un marché hautement concurrentiel, estiment des analystes.
La position de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar et du Koweït sera cruciale à Vienne lorsqu'il s'agira de réduire la production pour enrayer la chute des prix (-30 % depuis juin).
Les quatre pays produisent 16,2 millions de barils par jour (mbj), soit 52 % de la production des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), mais assurent les deux tiers des exportations du cartel.
Les membres de l'Opep se tournent vers ces pays « en espérant les voir prendre à leur charge l'essentiel de toute réduction de la production », estime l'expert pétrolier koweïtien Kamal al-Harami.
« Mais il est peu probable qu'ils acceptent une telle réduction à moins que d'autres n'en prennent l'initiative. Ils ont besoin de l'assurance que d'autres pays de l'Opep ou des producteurs non membres de l'organisation ne viennent combler le fossé », dit-il.

Le golfe « résistera »
« La crainte de voir les non-Opep augmenter la production suscite la prudence de la plupart des pays de l'Opep », note Khaled Bodai, de Horizon Administrative Consultations, se disant « pas optimiste sur un accord de réduction » de la production.
L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, n'a pas évoqué une telle réduction, mais a fait trembler le marché début novembre en décidant d'une baisse des prix pour préserver ses parts du marché américain.
« L'intérêt se porte actuellement sur l'Arabie saoudite, si ce pays va céder ou non aux pressions à l'Opep pour réduire la production », indique Michael McCarthy, chef de stratégie de la CMC Markets en Australie.
« Les pays du Golfe vont résister avec force à toute demande » en ce sens, surenchérit l'économiste saoudien Abdelwahab Abou-Dahech. « La bataille porte sur la préservation des parts de marché, et réduire la production signifie la perte de ces parts ».

Les pays du Golfe, Arabie saoudite en tête, apparaissent peu disposés à accepter, à la réunion de l'Opep du 27 novembre, une réduction de leur production pétrolière sans maintien de leur part dans un marché hautement concurrentiel, estiment des analystes.La position de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar et du Koweït sera cruciale à Vienne lorsqu'il s'agira de réduire la production pour enrayer la chute des prix (-30 % depuis juin).Les quatre pays produisent 16,2 millions de barils par jour (mbj), soit 52 % de la production des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), mais assurent les deux tiers des exportations du cartel.Les membres de l'Opep se tournent vers ces pays « en espérant les voir prendre à leur charge l'essentiel de toute réduction de la production », estime...
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