La police égyptienne a arrête jeudi l'un des derniers chefs de la confrérie des Frères musulmans encore en liberté, Mohamed Ali Bichr, à son domicile dans le Delta du Nil, au nord du Caire, a indiqué une source de sécurité.
L'arrestation de M. Bichr, ministre du Développement local du temps du président islamiste Mohamed Morsi destitué et arrêté par l'armée en juillet 2013, est survenue à une semaine des manifestations du 28 novembre auxquelles ont appelé les islamistes.
Ces manifestations doivent marquer le 3e anniversaire des protestations contre le pouvoir militaire et les forces de sécurité qui avaient duré plusieurs jours fin novembre 2011 et fait une quarantaine de morts.
M. Bichr, membre du bureau de guidance des Frères musulmans, la plus haute instance de la confrérie, est accusé "d'incitation à la violence et à manifester contre l'Etat et de faire partie d'un groupe illégal", a précisé la source de sécurité.
L'Alliance contre le coup d'Etat et pour la démocratie, qui rassemble d'autres groupes islamistes dont le Front salafiste qui a appelé aux manifestations du 28 novembre, a dénoncé l'arrestation de M. Bichr, en le présentant comme "l'un des dirigeants" de cette coalition. Cet ancien ministre était le seul membre du bureau de guidance à résider toujours en Egypte sans avoir été arrêté. Le reste des dirigeants islamistes ont soit quitté le pays, soit été interpellés et déférés devant la justice.
Depuis la mise à l'écart de M. Morsi, issu des Frères musulmans, par l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi, ses partisans sont la cible d'une implacable répression qui a fait près de 1 400 morts, des manifestants islamistes pour la quasi-totalité, tandis que plus de 15 000 ont été emprisonnés.
La confrérie des Frères musulmans a été classée "organisation terroriste" par les autorités.
L'arrestation de M. Bichr, ministre du Développement local du temps du président islamiste Mohamed Morsi destitué et arrêté par l'armée en juillet 2013, est survenue à une semaine des manifestations du 28 novembre auxquelles ont appelé les islamistes.
Ces manifestations doivent marquer le 3e anniversaire des protestations contre le pouvoir militaire et les forces de sécurité qui avaient duré plusieurs jours fin novembre 2011 et fait une quarantaine de morts.M. Bichr, membre du bureau de guidance des Frères musulmans, la plus haute instance de la confrérie, est accusé "d'incitation à la...


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