Le député et ancien ministre libanais Marwan Hamadé, témoignant mercredi pour le troisième jour consécutif devant le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) qui juge les assassins de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, s'est attardé sur les relations entre le président syrien Bachar el-Assad et M. Hariri avant la prorogation du mandat du président Emile Lahoud.
Après s'être rendu à Damas pour y rencontrer M. Assad le 25 août 2004, M. Hariri était rentré à Beyrouth et avait affirmé à M. Hamadé, en présence de Walid Joumblatt, Ghazi Aridi et Bassem Sabeh, que le président syrien "veut Lahoud et personne d'autre que Lahoud". "Le président Bachar el-Assad avait insisté sur le fait que le président Emile Lahoud soit réélu pour un nouveau mandat", a indiqué M. Hamadé
"Il a été reçu par le président Assad debout, ils ne l'ont même pas invité à prendre un siège", a rapporté M. Hamadé. M. Assad "lui a dit +Vous croyez que vous pouvez dicter à la Syrie quel sera le nouveau président au Liban mais vous ne vous rendez pas compte que nous sommes les seuls à prendre cette décision, ce n'est ni la France ni les États-Unis qui peuvent le faire+", a-t-il poursuivi. "Lorsque Hariri a protesté il lui a dit +Je vais détruire le Liban sur votre tête et sur celle de Walid Joumblatt, rentrez à Beyrouth+".
Après s'être rendu à Damas pour y rencontrer M. Assad le 25 août 2004, M. Hariri était rentré à Beyrouth et avait affirmé à M. Hamadé, en présence de Walid Joumblatt, Ghazi Aridi et Bassem Sabeh, que le président syrien "veut Lahoud et personne d'autre que Lahoud". "Le président Bachar el-Assad avait insisté sur le fait que le président Emile Lahoud soit réélu pour un nouveau mandat", a indiqué M. Hamadé
"Il a été reçu par le président Assad...


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