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Économie - Liban - Microfinance

Fransabank et Vitas récompensent 24 entrepreneurs

Les 24 entrepreneurs prennent la pose avec les dirigeants de Fransabank et Vitas.

Vingt-quatre artisans et gérants de petites et moyennes entreprises (PME) ont été mis à l'honneur hier à l'occasion d'une conférence de presse organisée par la Fransabank et l'institution de microfinance Vitas dans les locaux de l'Union des Chambres arabes à Beyrouth. Les deux établissements, grâce auxquels ces entrepreneurs ont pu souscrire les prêts nécessaires au développement de leurs entreprises, ont ainsi tenu à récompenser le travail accompli par ces coiffeurs, boulangers et couturiers appartenant, entre autres, à des catégories modestes de ménages libanais.
Filiale de l'ONG Global Communities, Vitas est implantée au Liban depuis 1999. Depuis ses débuts, cette institution a permis à près de 70 000 entrepreneurs de contracter plus de 146 000 emprunts pour une enveloppe totale qui s'élève à 240 millions de dollars environ, selon les responsables interrogés. La Banque du Liban a accordé à Vitas le statut d'institution financière spécialisée dans la microfinance en 2007, année au cours de laquelle débute son partenariat avec Fransabank. Une collaboration qui permettra la conclusion de plus de 10 000 microcrédits pour un montant total de 20 millions de dollars, comme l'a annoncé le directeur général de Vitas, Ziad Halabi. Il n'y a pas de limite au nombre de prêts auxquels un entrepreneur peut souscrire et les faibles montants engagés limitent les risques de défaillance. « Le taux de prêt à risque n'a jamais dépassé les 4 % jusqu'à aujourd'hui, pour une moyenne globale qui gravite autour de 2 % », confie M. Halabi. Les statistiques mises à jour fin juin par le groupe affichent en effet un taux de 2,26 % de créances douteuses.


Une alliance symbiotique
Fransabank compte parmi les trois établissements bancaires qui se sont liés à Vitas (avec le Crédit libanais et Jammal Trust Bank). « L'intérêt de ce partenariat pour notre établissement est d'atteindre les personnes qui se sentent exclues des circuits d'emprunts et de prêts, pour des raisons financières », confie le directeur général de la Fransabank, Nadim Kassar. « Sur le moyen et long terme, cette opportunité nous permet de véhiculer une image plus accueillante de la banque, tout en renforçant nos relations avec les PME de demain », poursuit-il. Pour la présidente de Vitas, Élissa McCarter-Laborde, ce partenariat est tout d'abord l'occasion de bénéficier de l'implantation de leur partenaire sur le territoire libanais afin de toucher un plus grand nombre d'entrepreneurs. M. Halabi enchaîne en précisant que « l'importance des montants alloués importe moins que le nombre d'emprunteurs engagés par des contrats de microcrédit ». « Nous restons très liés à nos objectifs majeurs qui sont d'encourager le développement économique afin d'aider les populations à améliorer leur qualité de vie », ajoute Mme McCarter-Laborde. À noter que Vitas ne dispose par ailleurs que de trois bureaux exclusifs au Liban, les 72 autres étant intégrés dans les agences bancaires de ses partenaires.
En ce qui concerne le taux de pénétration du secteur de la microfinance au Liban, les responsables de Fransabank et de Vitas s'accordent pour affirmer que l'absence de statistiques officielles ne permet pas de répondre à cette question avec certitude. « Le tissu économique du pays, composé à 80 % de PME, propose un environnement favorable au développement de nos activités », explique M. Kassar, avant d'affirmer que « la majeure partie du montant des prêts contractés au Liban ne finance que 20 ou 30 % d'entre elles ». Quant à l'incidence de la conjoncture politique et sécuritaire, « elle reste limitée du fait de la nature du
microcrédit, qui se conçoit dans l'urgence et le court terme », ajoute M. Halabi.
« Notre objectif pour les cinq années à venir est de doubler le nombre d'entrepreneurs qui font appel à nous ainsi que nos effectifs, tout en maintenant la qualité de nos services en matière de transparence et de facilité d'accès », conclut, sereine, Mme McCarter-Laborde. Dans le cadre de leur partenariat, Fransabank et Vitas souhaitent désormais se focaliser davantage vers les zones rurales.

Vingt-quatre artisans et gérants de petites et moyennes entreprises (PME) ont été mis à l'honneur hier à l'occasion d'une conférence de presse organisée par la Fransabank et l'institution de microfinance Vitas dans les locaux de l'Union des Chambres arabes à Beyrouth. Les deux établissements, grâce auxquels ces entrepreneurs ont pu souscrire les prêts nécessaires au développement de leurs entreprises, ont ainsi tenu à récompenser le travail accompli par ces coiffeurs, boulangers et couturiers appartenant, entre autres, à des catégories modestes de ménages libanais.Filiale de l'ONG Global Communities, Vitas est implantée au Liban depuis 1999. Depuis ses débuts, cette institution a permis à près de 70 000 entrepreneurs de contracter plus de 146 000 emprunts pour une enveloppe totale qui s'élève à 240...
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