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Dernières Infos - Liban

Après une rencontre avec Bou Faour, les familles des militaires otages rouvrent une route

Le ministre libanais de la Santé, Waël Bou Faour, qui s'est rendu vers 14h30 au centre-ville de Beyrouth pour s'entretenir avec les familles des militaires otages de groupes islamistes, leur a assuré que l'ultimatum adressé par les jihadistes est repoussé de quatre jours.

Cette annonce, indique notre correspondante sur place, Anne-Marie el-Hage, a été suivie d'une réouverture de la route au niveau de Saïfi. Depuis ce matin, les familles bloquaient plusieurs routes aux entrées de Beyrouth, alors que les jihadistes ont multiplié ces dernières heures les menaces contre leurs otages.


Les islamistes font monter la pression depuis hier, multipliant notamment les appels à l'épouse d'un des soldats, Khaled Hassan. Avant les déclarations du ministre Bou Faour, l'épouse de Khaled Hassan avait indiqué à notre correspondante que les jihadistes du groupe Etat islamique avaient donné jusqu'à 16h à l'Etat libanais pour annuler les condamnations d'islamistes retenus à Roumieh. Passé ce délai, ils menaçaient d'exécuter des soldats.
A la LBC, le frère du soldat otage Ibrahim Mougheit avait également déclaré ce matin que l'EI avait réitéré ses menaces lors d'appels téléphoniques aux familles. "Ils nous donnent deux heures pour annuler les condamnations de cinq islamistes de Fateh el-Islam. Dans le cas contraire, une vidéo de décapitations sera diffusée", avait-il indiqué.


Le ministre Bou Faour s'est rendu à plusieurs reprises auprès des familles quand elles ont lancé des mouvements d'escalade pour faire pression sur le gouvernement. Pour tenter de calmer la colère et les craintes des familles, le ministre de la Justice, Achraf Rifi, avait souligné lundi matin que les condamnations à mort des islamistes détenus à Roumieh avaient été commuées en peines de prison à vie.


Une trentaine de militaires sont otages du Front al-Nosra et de l'EI depuis des combats à Ersal (Békaa), début août. Les jihadistes réclament notamment la libération d'islamistes détenus à Roumieh. Trois militaires ont déjà été assassinés, dont deux par décapitation.

Le ministre libanais de la Santé, Waël Bou Faour, qui s'est rendu vers 14h30 au centre-ville de Beyrouth pour s'entretenir avec les familles des militaires otages de groupes islamistes, leur a assuré que l'ultimatum adressé par les jihadistes est repoussé de quatre jours.
Cette annonce, indique notre correspondante sur place, Anne-Marie el-Hage, a été suivie d'une réouverture de la route au niveau de Saïfi. Depuis ce matin, les familles bloquaient plusieurs routes aux entrées de Beyrouth, alors que les jihadistes ont multiplié ces dernières heures les menaces contre leurs otages.
Les islamistes font monter la pression depuis hier, multipliant notamment les appels à l'épouse d'un des soldats, Khaled Hassan. Avant les déclarations du ministre Bou Faour, l'épouse de Khaled Hassan avait indiqué à notre correspondante que...