C’est la semaine de vérité pour les entrepreneurs libanais qui cherchent des débouchés sur le marché russe.
L'événement était annoncé depuis plusieurs semaines par le ministre de l'Économie, Alain Hakim, ainsi par que le président de l'Union des Chambres libanaises de commerce, d'industrie et d'agriculture, Mohammad Choucair. Une délégation libanaise menée par MM. Hakim et Choucair ainsi que par le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, s'est rendue à Moscou hier, en compagnie de l'ambassadeur de Russie au Liban Alexander Zasypkine. Le président de l'Association des industriels libanais, Fady Gemayel, le président de l'Association des hommes d'affaires libano-russes, Jacques Sarraf, le président de la Lebanese Franchise Association, Charles Arbid, l'adjoint de M. Choucair à la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIAB), Gaby Tamer, ainsi que le président de la Chambre de commerce de Tripoli, Fadi Dabbousi, sont également du voyage.
L'objectif de cette visite est de renforcer la coopération économique entre la Russie et le Liban dans les secteurs public et privé des deux pays. En septembre, M. Choucair avait perçu les conséquences de la crise diplomatique entre Moscou et Bruxelles en marge du conflit ukrainien comme « une opportunité historique pour le Liban de relancer ses exportations vers le marché russe ». Rappelons que la Russie avait riposté aux sanctions décidées par l'Union européenne à son encontre en décrétant un embargo sur les produits alimentaires en provenance des pays membres de l'UE. Le président de l'Union des chambres libanaises n'a pas dissimulé son optimisme quant au succès de l'initiative de relancer les exportations libanaises vers la Russie. Reconnaissant que les capacités industrielles du Liban « ne sont pas suffisantes pour satisfaire à elles seules les besoins du marché russe », M. Choucair mise sur les « qualités des produits locaux » pour garantir la réussite de cette entreprise. Rappelons que le volume des exportations libanaises vers la Russie s'est élevé en 2013 à 12 000 dollars, comme l'a rapporté au courant de la semaine le président d'honneur de l'Union des chambres arabes, Adnan Kassar, à l'occasion d'un atelier axé sur ce dossier.
L'agroalimentaire au centre des échanges
Alors que la polémique autour du scandale alimentaire révélé par le ministre de la Santé, Waël Bou Faour, fait rage, c'est bien le secteur de l'agroalimentaire qui fera office de vitrine pour séduire les partenaires russes. Le président de l'Autorité de développement des investissements au Liban (Idal), Nabil Itani, a rappelé vendredi que « la demande intérieure russe dans ce secteur est satisfaite à 50 % par les importations ». M. Hakim avait pour sa part établi en octobre que l'objectif de cette démarche pour le Liban était « de combler les failles qui existent dans certaines sources spécifiques d'approvisionnement des sociétés établies en Russie ». Le ministre avait en outre escompté de premiers résultats « pour la fin de l'année ». La production libanaise de fruits, de légumes et d'agrumes est ciblée en priorité, suivie par les produits, mais d'autres pans de l'industrie agroalimentaire sont également concernés. Enfin, les participants à ce voyage espèrent que cette prise de contact sur place profitera également à l'ensemble des secteurs de l'économie libanaise, dans le privé comme dans le public.



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Des aveugles et des paralytiques pâmés se "renforçant" mutuellement, mahééék !
08 h 23, le 18 novembre 2014