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Culture - Spectacle

« Gharam wa intiqam » au Métro al-Madina

Un saut dans le passé pour reconstruire le présent et l'avenir, voilà ce que proposent l'auteur, compositeur et interprète libanais Waël Kodaih (Rayess Bek) et l'artiste visuelle Randa Mirza dans une performance intitulée « Gharam wa intiqam » au Métro al-Madina ce soir à 22h.

L’affiche du spectacle.

Lui s'est révélé comme l'un des représentants majeurs des mouvements rap et slam au Proche-Orient. À 34 ans, Rayess Bek partage sa vie entre Paris et Beyrouth. Son écriture porte les blessures non cicatrisées des multiples conflits de son pays et ses propos acérés et engagés, tant en français qu'en arabe, évoquent les déceptions de la jeunesse. De son morceau musical écrit pour l'Onu en 2006 à la bande sonore de Shankaboot qui remporte le premier prix dans la catégorie « programme digital : fiction » aux Emmy Awards en 2011, en passant par sa sélection en 2009 au Grand Zebrock, tremplin musical en Île-de-France, le parcours de Waël Kodaih est multiple et riche.
Elle, c'est Randa Mirza. Détentrice d'une licence en arts plastiques de l'Université Paris VIII et d'un master en publicité de l'Académie libanaise des beaux-arts (Alba), elle travaille depuis 2004 dans le domaine de la photographie et de l'image en mouvement dans le cadre de performances vidéo en temps réel. Mirza a reçu plusieurs distinctions, dont la médaille d'or aux Jeux de la francophonie 2005 et le prix « No Limit » aux rencontres photographiques d'Arles en 2006. Récemment, elle a été lauréate du prix Maison Blanche à Marseille.
Love and Revenge est une création où les deux artistes s'approprient les anciennes chansons populaires arabes afin de leur donner une seconde vie selon les schèmes et les esthétiques de la musique actuelle. « À quoi ressemblerait la variété arabe si nous, trentenaires vivant entre Orient et Occident, décidions d'introduire de nouvelles influences ? » Pour eux, une identité ne devrait pas forcément être monolithique et les écrits d'Edward Saïd – lorsque ce dernier parle d'identité fluide ou liquide, traversée par des courants multiples – n'ont jamais été autant actuels. Cette performance musicale et visuelle est donc une réflexion sur l'identité et la double culture.
Voici quelques chanteurs et interprètes populaires qui seront au programme de la performance (liste non exhaustive): Mohammad Abdel Wahab, Abdel Halim Hafez, Kathem al-Saher, Souad Hosni, Sabah, Oum Kalsoum...

Lui s'est révélé comme l'un des représentants majeurs des mouvements rap et slam au Proche-Orient. À 34 ans, Rayess Bek partage sa vie entre Paris et Beyrouth. Son écriture porte les blessures non cicatrisées des multiples conflits de son pays et ses propos acérés et engagés, tant en français qu'en arabe, évoquent les déceptions de la jeunesse. De son morceau musical écrit pour l'Onu en 2006 à la bande sonore de Shankaboot qui remporte le premier prix dans la catégorie « programme digital : fiction » aux Emmy Awards en 2011, en passant par sa sélection en 2009 au Grand Zebrock, tremplin musical en Île-de-France, le parcours de Waël Kodaih est multiple et riche.Elle, c'est Randa Mirza. Détentrice d'une licence en arts plastiques de l'Université Paris VIII et d'un master en publicité de l'Académie libanaise des...
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