Au moins 15 personnes, dont cinq femmes, ont été tuées dans le bombardement d'un quartier sunnite par les miliciens chiites d'Ansaruallah dans une ville du centre du Yémen, ont annoncé vendredi des responsables locaux et des sources tribales.
Le Yémen est en proie à des violences depuis que les miliciens chiites, aussi appelés houthis, ont pris le contrôle de plusieurs secteurs du Yémen, dont la capitale Sanaa le 21 septembre.
Leur entrée dans des territoires traditionnellement sunnites a provoqué la colère de tribus sunnites, qui ont pris les armes, et surtout celle d'el-Qaëda, qui a promis de livrer une guerre sans merci à ces milices chiites.
"Des tirs d'artillerie lourde" des houthis ont pris pour cible un quartier sunnite du nord-est de la ville de Rada (centre), tuant "cinq femmes" jeudi soir, et "provoquant la fuite de milliers" d'habitants, a déclaré Jaber al-Zouba, un témoin joint au téléphone par l'AFP.
Des responsables locaux et des sources tribales ont déclaré que les bombardements avaient fait 15 morts parmi des membres des tribus locales, confirmant la présence de cinq femmes parmi les victimes. Au moins 25 personnes ont également été blessées, selon ces sources, qui ont par ailleurs affirmé que des "dizaines" de houthis avaient été tués dans des combats aux alentours de Rada. Ces bilans n'ont pas pu être confirmés de source indépendante.
Des membres de tribus locales ont affirmé avoir détruit deux chars et trois voitures blindées utilisées par les miliciens chiites, et ont accusé l'armée de leur fournir des armes. "Les houthis utilisent des équipements de l'armée dans les combats", a déclaré à l'AFP une source tribale sous couvert d'anonymat.
Le mois dernier, l'armée yéménite et un drone américain ont frappé des positions tenues par des tribus sunnites et des membres présumés d'el-Qaëda, tuant plus d'une dizaine de combattants.
La montée en puissance des houthis a mis en danger l'autorité du président Abd Rabbo Mansour Hadi, allié de Washington, et les violences continuent malgré des efforts, sous l'égide de l'ONU, pour trouver une issue politique. Le Yémen est en proie à une instabilité chronique depuis le renversement en 2012 de Ali Abdallah Saleh, récemment accusé de soutenir les houthis, adeptes, comme lui, du zaïdisme (branche du chiisme).
Le pays s'est doté la semaine dernière d'un nouveau gouvernement malgré des appels à son boycott lancés par l'ex-président Saleh et les miliciens chiites. Censé aider le pays a sortir de sa grave crise politique, ce nouveau gouvernement, dit "de compétences", était prévu par l'accord de paix du 21 septembre, date de la prise de Sanaa par les houthis.
Mais sa formation a pris du retard en raison de la poursuite par les miliciens chiites de leur offensive qui leur ont permis d'élargir leur présence à l'ouest et au centre du Yémen, un pays en outre confronté à l'essor d'Al-Qaïda et à un mouvement séparatiste dans le Sud.
Le Yémen est en proie à des violences depuis que les miliciens chiites, aussi appelés houthis, ont pris le contrôle de plusieurs secteurs du Yémen, dont la capitale Sanaa le 21 septembre.
Leur entrée dans des territoires traditionnellement sunnites a provoqué la colère de tribus sunnites, qui ont pris les armes, et surtout celle d'el-Qaëda, qui a promis de livrer une guerre sans merci à ces milices chiites.
"Des tirs d'artillerie lourde" des houthis ont pris pour cible un quartier sunnite du nord-est de la ville de Rada (centre), tuant "cinq femmes" jeudi soir, et "provoquant la...


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